Ils ont rejoint ma PAL (177)

Nous entamons le premier mois d’une nouvelle année et il est temps de revenir aux affaires et de faire le point sur la vie de la  PAL (Pile à Lire) en novembre et décembre. Que s’est-il passé à la fin de l’année 2025 ?

La blogueuse n’est pas tombé dans une énième faille temporelle, non. Elle a simplement pris du temps pour travailler sur son projet de création d’entreprise avant de se rendre compte qu’entre sa vie professionnelle déjà bien gourmande en temps de cerveau disponible et les divers activités para-professionnelles tout aussi prenantes,

Non, la blogueuse n’est pas tombée dans une énième faille temporelle. Elle a simplement pris du temps pour travailler sur un projet de création d’entreprise. Et puis le constat s’est imposé : entre une vie professionnelle déjà très gourmande en temps de cerveau disponible et des activités para-professionnelles tout aussi prenantes, elle ne disposait pas des ressources (temps, énergie) pour mener de projet à bien, dans de bonnes conditions. Le blog en a pâti. Aucun billet en décembre. Même pas celui consacré à la vie de la PAL. Recentrons-nous sur l’essentiel : la vie, les livres, le blog. On mettra du beurre dans les épinards autrement. Ou pas.

Passons donc au bilan de blog. Fin octobre, début novembre, il y a eu les Utopiales — toujours un plaisir que nous essaierons de faire vivre en différé sur le blog dans les prochaines semaines. Puis direction Strasbourg, même si ce n’était pas encore la période du marché de Noël. Pas de vin chaud, donc, mais une très belle exposition : Vincent Munier – Lumières sur le vivant, au Musée des Beaux-Arts.

« Je veux connaître la nature dans ses plus fortes expressions. Car devant sa grandeur, l’homme retrouve sa fragilité. Confronté à ces milieux, il doit faire preuve d’une profonde et sincère humilité. Celle-ci l’invite à observer, à ressentir, à s’émouvoir… Aux oubliettes l’envie de conquérir, de maitriser ou de tirer profit. Ne rechercher rien d’autre que l’émerveillement. »

Vincent Munier, Arctique. Carnet d’expédition

Nous avons profité de ce court séjour alsacien pour visiter le charmant village médiéval d’Eguisheim, par 5°C tout de même, alors que la semaine précédente, à Nantes on pouvait presque se balader en t-shirt. Nous aurions voulu voir de plus près les Trois-Châteaux mais nous avons plutôt opté pour une très bonne table, au chaud (on ne se refait pas). Et la PAL (Pile à Lire) dans tout ça ? Allez, place au traditionnel bilan sur les entrées et sorties de la Pile à lire !

Les entrées en PAL

Au format papier, une seule entrée du mois de novembre : Re:Start de Katia Lanero Zamora. Un petit craquage aux Utopiales.

 

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En décembre, trois entrées. Commençons par cet essai : Hisor.IA ; comment aucun Chat n’a écrit mon livre de Jacques Favier. De Jacques Favier, j’avais lu et apprécié son « récit » uchronique Aigle, crocodile et faucon : Napoléon à l’île d’Elbe 1814-1827  (et j’en avais brièvement parlé ici). Pour ce nouvel opus, l’auteur a testé les capacités de quatre IA différentes autour du scénario uchronique développé dans Aigle, crocodile & faucon et nous propose ses réflexions. J’avoue être très curieuse 🙂

 

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Pour le prix Actusf de l’uchronie, est arrivé en PAL Sorcier de sang, Ars obscura T4 de François Baranger qui vient clore la série.

 

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Et enfin, sous le sapin de Noël, j’ai trouvé Un enchantement de fin de siècle, court roman de Danilo Manera & Yoss.

 

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Au format numérique, pas d’entrées en fin d’année.

Faisons les comptes : +3 titres en PAL principale et +1 titres en PAL des nouvelles et novellas.

Et les sorties de la PAL, alors ?

Sur les deux derniers mois de l’année 2025, j’ai réussi à avancer sur les lectures pour le prix ActuSF de l’uchronie avec 3 titres YA uchroniques. Sont sortis de la PAL :

  • Les Survivants du ciel de Kritika H. Rao (une chronique qui se retrouvera dans un prochain Bifrost)
  • Les 12 chaussures de Cendrillon de Nadia Coste (court billet à venir)
  • L’Oiseau de feu de Karell Clara (court billet à venir)
  • Westfallen T1 d’Ann et Ben Brashares (court billet à venir)
  • et le Bifrost 120

En audiolivre, j’ai a peine continué La Police du temps T1 de Jodi Taylor, lu par Hélène Poussin. J’espère profiter de déplacements professionnels en janvier (et du TGV) pour avancer un peu.

Ce qui nous fait 4 sorties de la PAL principale. Pas d’autre sortie.

Et le reste ?

Côté blog, novembre était top, décembre était dead. En novembre, j’ai terminé la série de billets de compte-rendu de notre visite au festival Hypermondes, avec les remises de prix. J’ai chroniqué La fille qui sauva Hiroshima Stéphane Desienne et La librairie des souvenirs de Yu-jeong Song. Il ne reste qu’un seul brouillon des lectures de septembre (Entre autres univers d’Emet North). J’ai aussi rapatrié la chronique de L’Épée de laurier-rose, Les Royaumes Ardents T2 de Tasha Suri publiée dans le Bifrost 116. Novembre a aussi vu l’arrivée de deux interviews : celle de David Meulemans fondateur de la maison d’éditions Aux Forges de Vulcain et celle, en deux parties (1 et 2) d’Emmanuel Chastellière autour de la sortie de Célestopol 1922 : Le jeu de rôle. C’est un exercice que je renouvèlerai probablement en 2026.

Côté ciné, nous sommes allés voir Insaisissables 3. Le film est mal fichu : avec de nouveaux personnages qu’il faut introduire par un fil narratif, l’intrigue principale se retrouve noyée. Les images sont belles et il y a Morgan Freeman c’est déjà ça. Et sur le canap ? On a visionné:

  • une comédie avec Alan Ritchson (Reacher) : Une journée incontrôlable (2025). C’est sympa, calibré, très américain et totalement oubliable.
  • un film d’escrocs à la robin des bois avec Pierce Brosnan et Tim Roth : Braquage en or (2021). C’est sympa, calibré, très américain et totalement oubliable.
  • une comédie romantique sur fond d’escroquerie avec Pierce Brosnan et Emma Thompson : Duo d’escrocs (2014). C’est mignon, calibré, très américain et totalement oubliable
  • Stars et truands  de Barry Sonnenfeld avec John Travolta, Gene Ackman et Rene Russo, un film de 1995 qu’on connait sous le titre de Get Shorty (quelle idée de l’avoir renommé). Je n’ai toujours pas tout compris à ce film, j’avoue.
  • un film de Noël : Red One avec Dwayne Johnson et Chris Evans. Ne nous jugez pas ou vous serez inscrits sur la liste des « pas sages ».

Toute seule, j’ai revu Le diable s’habille en Prada avec Meryl Streep en prévision de la sortie de la suite (même s’il y a peu de chance que j’aille le voir au ciné) et visionné Scandale (2019) qui a mis ma capacité « sororale » à rude épreuve. Le film retrace la chute de Roger Ailes, fondateur et patron tout-puissant de la chaîne américaine conservatrice Fox News, après des accusations (fondées faut-il le préciser – le type était un prédateur) de harcèlement sexuel. Le film suit plusieurs figures féminines de la chaîne et montre comment la culture interne de Fox News, très hiérarchisée et politiquement conservatrice, favorisait le silence et les abus de pouvoir. Problème : dans le film les femmes qui prennent la parole travaillent pour une chaîne qui a porte — et parfois légitime — des discours antiféministes, sexistes ou hostiles aux luttes pour l’égalité, hostiles même aux femmes. Difficile de faire preuve d’empathie et de solidarité pour des femmes qui incarnent ces valeurs (même si, bien évidemment, elle n’ont pas mérité ce qu’il leur arrive).  Le film montre leur oppression, mais sans interroger la contradiction entre leur engagement professionnel et les valeurs qu’elles défendent publiquement à l’antenne. Le film se concentre sur Roger Ailes et les trajectoires individuelles. La dimension systémique est à peine effleurée (hiérarchies masculines, culture de l’impunité et de l’omerta, complaisance des actionnaires…). Le prédateur chute mais le système qui autorise la prédation reste en place. Dur, dur.

La saison 2 de Andor est un toujours abandonnée (je ne m’y résous pas tout à fait). On a, toujours en file d’attente, Fondation et j’espère reprendre le rythme en 2026. Et il y a un docu sur la fantasy à voir sur France TV avant le 11/01 : Il était une fois… le triomphe de la Fantasy. Vous saviez, vous, qu’on pouvait s’abonner à France TV sur Prime Video ? C’est gratuit, merci au service public audiovisuel français et ça permet de tout avoir dans une seule appli sur le tel et sur la télé c’est plus facile à visionner.

On termine en musique avec ceci et je souhaite que votre année 2026 swingue comme John Williams vous y incite (nb : tout parallèle avec les années 30 n’est peut-être pas fortuit, on entend beaucoup le bruit des bottes, trouvé-je)

Cet article a 2 commentaires

  1. Baroona

    *cherche le bouton pour donner un peu de temps à Lhisbei*
    Est-ce qu’il faut en déduire que « Red One » n’est pas totalement oubliable ?
    Je découvre ce roman de Yoss, je vais aller jeter un oeil.

  2. La création d’entreprise c’est plutôt tomber dans une faille spatio-temporelle…

    Content de te lire ici ou là de temps en temps.

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