Two days in Paris – Day two

Jour 2 à Paris. Le jour 1 est résumé ici. Nous sommes vendredi, nous sommes toujours touristes et nous partons de Bercy pour rejoindre la cinémathèque et voir l’exposition Tim Burton. Nous traversons donc le parc de Bercy (oh ! une éclaircie) pour arriver devant ce bâtiment gris béton.

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Où nous attend Stainboy et une spirale (l’une des figures préférées de Tim)  :

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L’entrée est à 11 € tout de même. Et pour cette modique somme, vous avez un vestiaire (chouette) mais interdiction de prendre des photos (moins chouette). Pas de soucis, nous dit gentiment la demoiselle installée derrière sa caisse, la librairie vend beaucoup de produits vous y trouverez votre bonheur. Je n’en doute pas (d’ailleurs ce bonheur coûtera 25 € – je suis faible que voulez-vous). Suivons donc la spirale, direction l’exposition.

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Il était 10h18 quand nous sommes arrivés (si, si c’est écrit sur le ticket). Pas de file au caisse mais les salles de l’expo se sont vite remplies. Néanmoins nous avons pu profiter de l’expo dans sa totalité, sans promiscuité désagréable, pieds écrasés et sans avoir besoin de jouer des coudes. Le public était varié : des jeunes, des moins jeunes, des fans (hiiiiiiii ! c’est Robot Boy – insérer une demoiselle avec leggings à rayures, sautillant sur place), des sourires sur tous les visages et un émerveillement de (sale) gosse (tordu). On y trouve de tout : dessins (beaucoup), sculptures, figurines, court-métrages (y compris des pubs réalisées par l’auteur), costumes et accessoires des films réalisés par Burton… J’ai appris qu’il avait travaillé sur Taram et le chaudron magique quand il était chez Disney. Pour avoir gardé un souvenir assez fort de ce dessin animé (des autres Disney aussi d’ailleurs), je me suis dit « tiens c’est bizarre, il n’y a rien de burtonien dans ce film ». Pour lire quelques paragraphes plus loin que son travail n’avait pas été retenu (rien d’étonnant d’ailleurs)… Ceci explique cela. Une très belle expo, avec une réelle impression d’immersion dans l’univers de l’auteur, ses obsessions, son esthétique particulière, son humour grinçant. J’ai particulièrement aimé les films en stop motion, muets et noir et blanc qu’il a réalisé dans les années 70, encore étudiant. Lui et ses amis s’improvisent acteurs et c’est assez drôle. Ce n’est pas le réalisateur qui est mis à nu mais l’artiste, le crayonneur fou comme en témoigne toutes les serviettes en papier exposées près de la sortie. On n’aime ou pas mais cette expo démontre que Tim Burton a vraiment du génie. C’est dit.

Quittons cette expo avec une galerie de personnages :

Et leurs yeux (autre obsession de Tim Burton)…

Donc j’ai trouvé mon bonheur à la librairie avec le catalogue de l’expo puisque nous n’avons pas pu prendre de photos (et pour me la péter plus tard style : « Je suis allée vooooir l’expo Tim Burton à la cinémâââââthèque, c’était gééééééééééééénial. Et le catalogue de l’expôôô est paaaaaaaarfait. Vraiment. »). Il est encore sous blister donc. Et pour me faire vraiment plaisir, j’ai acheté l’édition de luxe de La triste fin du petit enfant huître et autres histoires.

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Après la cinémathèque, direction la librairie Charybde. Nous profitons d’un rayon de soleil pour une balade à pieds et nous arrêtons vers 13h pour déjeuner dans une petite brasserie à l’air sympa, Les temps modernes. Elle l’était, sympa, avec cette ambiance acier et bois brut, ses fauteuils rouges pour respecter le film (et ça lui donne un petit air steampunk pas désagréable). Nous y avons bien mangé et, chose surprenante, le verre au vin est dosé à 17 cl. Moralité après un Jurançon et un Côte de bourg, j’étais d’humeur guillerette pour rejoindre Charybde.

Charybde est plus grande que sa soeur/cousine Scylla. Elle dispose de plusieurs pièces dont une en particulier est réservée aux initiés… et qui se révèle être une vrai caverne d’Ali Baba pour tout amateur de livres d’occasion (espèce bizarre dont fait partie M. Lhisbei). La libraire est très sympa. La CB a donc chauffé et les sacs se sont alourdis (on les aperçoit sur la photo, à côté du parapluie européen : sac noir shopping, sac en papier bleu, et, plus loin, sac photo noir…). Sur la petite table sur la gauche (pas celle où il y a un PC, ça c’est celle de la libraire) on aperçoit quelques piles de livres : il s’agit des livres présentés par Mélanie Fazi lorsqu’elle était libraire d’un soir.

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Contrairement à M. Lhisbei j’ai été extrèmement raisonnable (si, si, je m’assagis). Je n’ai acheté que Le Prophète et le Vizir de Yves et Ada Rémy dont je vous reparlerai bientôt.

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Chargés comme des mulets, direction le RER pour rejoindre la gare du Nord, et boire un dernier verre en terrasse (le soleil est là, c’est d’ailleurs la dernière fois qu’on l’a vu) (et j’ai bu un perrier – je vous le jure) avant de reprendre le TGV (TGV dans lequel je me suis lamentablement endormie parce que 5 h de sommeil la nuit ce n’est pas assez pour une vieille comme moi).

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