Trois petits tours à Paris… (2/2)

Hier, je vous racontais deux des évènements qui ont rythmé notre week-end parisien. Si le samedi était placé sous le signe de la convivialité, le dimanche était la journée de la foule puisque nous étions au Salon du Livre de Paris. Il y a une dizaine d’années, nous avions déjà arpenté les allées bondées du salon. Nous n’en avions pas gardé un bon souvenir : le lieu d’accueil était trop exigu, la foule trop compacte et j’avais vraiment l’impression d’être dans un hypermarché en plein boom des soldes. Cette fois, c’était moins désagréable même si nous avons eu quelques mauvaises surprises (un resto introuvable, un éditeur parano et agressif qui nous a aboyé dessus quand on a fait une photo de son stand). Plutôt que de rester sur ces mauvaises impressions, attachons-nous aux bonnes.

Des stands nombreux :

Vu la taille du salon, cette année nous avions décidé de nous livrer à un jeu de piste et de rechercher les éditeurs de SF présents. Autant avouer tout de suite que le jeu de piste a tourné court. Peu d’éditeurs de nos genres de prédilection étaient présents ou représentés. Heureusement certains étaient bien accueillis sur les stand régionaux : Critic et Terre de Brume en Bretagne, La Madolière en Normandie, Les Indés de l’imaginaire (Les Moutons Électriques, Mnémos et ActuSF) sur le stand Rhônes Alpes. Nous avons réussi à trouver les éditions Atria, éditeur douaisien (min coin donc) dans les domaines de l’imaginaire.

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ActuSF                                                Les Moutons électriques

  
Atria                                                         La Madolière

 
Céline Guillaume (Terre de Brume)                                   Laurent Whale (Critic)

L’Atalante disposait d’une pauvre bibliothèque sans signalétique particulière sur le stand Pays de la Loire (nous avons fait trois fois le tour avant de la trouver). Dans les grands groupes, c’en était presque risible : Folio disposait de bibliothèques bien fournies (avec plein de lecteurs autour) mais il n’y avait que l’affiche d’une couverture d’un roman de Pierre Pevel pour attirer l’oeil.

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Folio SF

J’ai Lu, lui, a choisi de capitaliser sur le Trône de Fer.

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J’ai Lu

Les livres de la collection Lunes d’encre de Denoël avaient l’air esseulés.

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Denoël Lunes d’encre

Le Diable Vauvert disposait d’un beau stand avec Ayerdhal et Pierre Bordage en dédicace au moment où nous étions présents.

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Ayerdhal, Pierre Bordage et Henri Loevenbruck en visite sur le stand

  
Ayerdhal

On n’a pas trouvé Bragelonne (ils n’étaient pas là) mais on a trouvé Milady… romance avec Samatha Bailly en dédicace.

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Samantha Bailly

On a trouvé Georgia Caldera avec une file impressionnante de lecteurs en attente.

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Georgia Caldera

On a trouvé Bibendum aussi (une pensée pour Harold Ramis)

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Par contre le thriller/noir/polar avait sa place, des scènes et un espace dédié grâce à la SNCF. Et l’ambiance était au rendez-vous sur le stand.

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Et le numérique était présent en force entre Kobo, les éditeurs de contenus, Amazon.fr et consorts. Leurs stands étaient un poil vide (en même temps il n’y avait pas de quoi attirer vraiment l’oeil, l’objet livre possède un pouvoir d’attraction bien supérieur à un présentoir de tablettes ou de liseuses – et c’est une pro-lecture numérique qui vous le dit).


Salon du livre 2014 – Numérique

 Des scènes accueillaient des rencontres et des tables-rondes.

Les frères Bogdanov ont même eu droit à leur conférence.

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Un peu par hasard, nous avons assisté à une conférence intitulée Concorde 001 et l’ombre de la lune. Cette conférence, autour du livre du même nom, était animée par Pierre Léna, astrophysicien, membre de l’Académie des sciences. En 1973 Pierre Léna et sept scientifiques ont embarqué à bord de Concorde 001, un prototype d’essais du Concorde pour observer une éclipse de soleil. A 17 000 m d’altitude, l’avion a passé 74 minutes dans l’ombre lunaire, un record de durée d’observation toujours en cours. Autant vous dire que la conférence était passionnante.

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La couverture média était impressionnante : nombres de radios éméttaient en direct du salon.

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France Culture

Du côté des expositions nous en avons admiré deux très intéressantes.

Bande dessinée chinoise : 10 années extraordinaires

La Vraie Histoire des femmes de 14-18

Le salon du livre c’est aussi – et surtout – le plus grand supermarché du livre. On y trouve de tout. Je me suis montrée très raisonnable. Je n’ai craqué qu’en fin de journée, en passant devant le stand du Québec et ces deux présentoirs :

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Les éditions Alire
J’ai craqué sur Montréel d’Éric Gauthier et sur Les voyageurs malgré eux d’Élisabeth Vonarburg

Au final, si l’on retire les petits désagréments que nous avons vécu, nous avons passé une bonne journée. Nous avons même eu la surprise de faire la connaissance d’une collège d’une autre région, passionnée de livres et auteur elle-meme, en patientant devant le stand du Diable Vauvert. C’était l’un des bons moments de « notre » salon. Pour autant, arpenter le salon du livre et affronter la foule dans certaines allées une fois tous les 10 ans c’est bien suffisant. Le salon du livre est une grosse machinerie et je préfère, de loin, les salons à taille humaine et, sutout, les salons spécialisés SF, Fantasy et Fantastique.

 (Photos de C.Schlonsok)

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