Ayerdhal

Il est arrivé un matin, au petit matin, le cinquième jour de la fermentation, quand le miel prend sa première amertume. C’était l’Année des Feux de Pierre, les vignes appelaient l’eau de tous leurs raisins, l’été n’en finissait pas de rogner l’automne. C’était l’année où le Prince adouba son aîné, l’année où il lui confia la ville pendant qu’il guerroyait pour son Roi sur d’autres rivages. Jamais les mères n’avaient pleuré autant d’enfants, jamais les épouses ,n’avaient perdu autant de maris, jamais n’avaient-elles autant été souillées. Sale année.
Il est arrivé avec le vent de mer, un havresac au bout du bras droit, le chat sur l’épaule gauche.

Parleur ou les chroniques d’un rêve enclavé

Aujourd’hui, le peuple de la SF porte le deuil de l’un de ses pères. Ayerdhal, son  havresac au bout du bras, a pris un chemin vers l’Ailleurs.

2015, sale année.

Au revoir Ayerdhal.

Nous ne t’oublierons pas

Nous continuerons à te lire

AyerdhalPhotos par C.Schlonsok (à disposition de tous)

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10 commentaires sur “Ayerdhal”