Ils ont rejoint ma PAL (178)

On est le 1er mars. Le Moyen-Orient est en guerre, et le réchauffement climatique a désormais dépassé les +1,3 °C à +1,55 °C (selon les dernières estimations) par rapport à l’ère pré-industrielle. Le monde va mal, rien de neuf sous le soleil. Et le RSF Blog, sa blogueuse et la  PAL (Pile à Lire) dans tout ça ?

Une tuile informatique au milieu du mois de janvier, une nouvelle infiltration dans le toit (« ploc, ploc » dans la cuisine) en février, une tite pincée de dépression saisonnière qui atteint son pic en février (l’année dernière c’était plus facile, j’étais en Nouvelle-Zélande avec une dose de soleil et à des milliers de km des emmerdes) et d’autres trucs un peu touchy qu’il convient de passer sous silence (parce qu’on est pas là pour raconter sa vie non plus). Mais aussi : plein de lecture (en partie grâce à la tuile), une expo sympa, de la raclette (des raclettes, même), du Pic Saint Loup et du Fixin (parce qu’il ne faut pas se laisser abattre) et enfin le retour de la lumière (le Nord, c’est gris, c’est pluvieux et c’est moche, mais je ne vous apprends rien). Deux mois un peu chaotiques. Commençons par l’expo, puisqu’elle est arrivée avant la tuile.

Direction le Louvre-Lens pour Gothiques, une exposition consacrée à l’art gothique du XIIᵉ au XXIᵉ siècle, de son apparition médiévale jusqu’au « néo-gothique » et aux gothiques d’aujourd’hui. Le parcours est ample et ambitieux : du transept de la cathédrale d’Amiens au Batman de Tim Burton, des rêveries macabres du roman noir anglais (Horace Walpole, Ann Radcliffe) jusqu’à la scène métal contemporaine (surtout des T Shirt et une police de caractère, un peu léger, donc). La partie pop culture est assez pauvre comparée au reste, mais l’ensemble reste très solide. Gros bonus avec le triptyque Le Sac de Rome par les Goths, d’Agathe Pitié: une enluminure géante, fruit de 1 500 heures de travail. Une œuvre uchronique au sens littéral : et si, au lieu du peuple goth, c’étaient les Gothiques de la contre-culture qui avaient envahi Rome ? Une pièce épique, bourrée de références, qui a clairement défrisé certains visiteurs (dont des vieilles bourgeoises permanentées à l’air hagard dans la partie de l’exposition consacré au gothique moderne) et enchanté beaucoup d’autres — dont nous fûmes. Je vous invite à jeter un oeil à l’instagram d’Agathe Pitié pour vous faire une idée (you rock, girl !).

Parlons maintenant de la tuile informatique. Mon PC portable, âgé de presque six ans (paraît que c’est vieux pour un portable), m’a gentiment fait comprendre que sa batterie était définitivement morte. Après une dizaine de jours chez le réparateur du coin, une batterie neuve et quelques euros en moins, il m’est revenu, tout beau, tout propre,  affublé d’un nouveau surnom : Le Vénérable. PS : si vous faites réparer vos vêtements, vos chaussures, vos appareils électroniques, vous pouvez bénéficier d’un bonus réparation chez les réparateurs labellisés Quali Repar (toutes les informations sur le site du gouvernement). J’ai pu bénéficier de 50€ sur la batterie (et la réparation est repassée sous la barre de 200 euros). J’espère que Le Vénérable tiendra encore longtemps.

Avant la panne du Vénérable, j’avais repris un bon rythme de rédaction. Depuis, je suis à nouveau à la bourre. Le seul vrai avantage de cette pause forcée, c’est que j’ai sérieusement entamé la pile d’uchronies à lire et bien avancé dans le visionnage de Fallout (tellement bien avancé, qu’il est bouclé, na). En revanche, les bilan 2025 sont passés à la trappe (rendez-vous en 2026) et les billets en retard se sont accumulés. Une palanquée, vraiment — y compris ceux des Utopiales, qui ne sont même pas encore à l’état de brouillon. Autant dire que le retard est bien installé. Et que, bon, on verra ce qu’on rattrape et ce qu’on laisse tomber.  D’autant que j’aurais voulu aussi vous parler un peu plus en détail du désherbage de la PAL (oui, il y a eu du désherbage ; non, Nick, ce n’est pas de la triche). On va faire court : j’ai viré ce qui était vieux et que je ne lirai probablement pas et j’ai conservé ce qui était le plus récent (et ce qui relevait de la collectionnite, notamment les nouvelles et novellas). J’ai aussi fusionné les deux PAL, la principale et celles des nouvelles et novellas, pour simplifier les calculs mensuels. On verra si ce système me convient sur le long terme, parce que pour la fusion, je ne suis pas convaincue.

Ce billet est déjà trois fois trop long, mais tant pis, place au traditionnel bilan des entrées et sorties de la PAL (Pile à Lire) sur janvier et février.

Les entrées en PAL

Au format papier, une seule entrée Où repose la hache de Ray Nayler

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par Karine Lhisbei (@lhisbei)

Et deux magazines : Rêver l’avenir de L’Humanite Magazine avec trois nouvelles de Katia Lanero Zamora, Patrick K. Dewdney et Michael Roch.

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par Karine Lhisbei (@lhisbei)

Et le dernier numéro de Bifrost, le 121 consacré à l’autrice Jo Walton. Fun fact : l’enveloppe est arrivée ouverte (rabat décollé) mais impossible de faire glisser l’exemplaire en dehors 😅

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par Karine Lhisbei (@lhisbei)

Au format numérique, ça dérape un peu. Mais au moins ça ne prend pas de place. On commence avec deux titres à chroniquer pour Bifrost : Le Gouffre infini, nouvelle de Martha Randall et Moedium, premier roman de Renée Zachariou

On continue avec trois titres qui entrent en lice pour le prix ActuSF de l’Uchronie : Magie et sentiments T2, L’Énigme de Gamford d’Ariel Holzl, A Language of Dragons T1 de S.F. Williamson et 2333 d’Ed Park.

Et on termine par un petit plaisir coupable : Petites Histoires de la Science-Fiction française d’Alain Grousset (l’histoire du fandom de 1945 à 2002, c’est à dire avant que j’y mette les pieds).

+7 titres en PAL

Et les sorties de la PAL, alors ?

Sur janvier et février, sont sortis de la PAL :

  • Le Gouffre infini de Martha Randall (une chronique qui se retrouvera dans un prochain Bifrost)
  • Moedium de Renée Zachariou (une chronique qui se retrouvera dans un prochain Bifrost)
  • Re:start de Katia Lanero Zamora (billet à venir)
  • Les Amants du Ragnarök de Jean-Laurent Del Socorro (billet à venir)
  • le Bifrost 121 (billet à venir)
  • Galaxies Uchronies V et Galaxie 91 (pour leurs nouvelles uchroniques – déjà lues pour certaines)(pas de billet prévu)
  • Sorcier de sang, Ars obscura T4 de François Baranger (court billet à venir)
  • Magie et sentiments T2 : L’Énigme de Gamford d’Ariel Holzl. Pas de billet, parce que la romantasy YA, c’est pas vraiment ma came.

En audiolivre, j’ai continué La Police du temps T1 de Jodi Taylor, lu par Hélène Poussin. J’espère profiter d’un déplacement professionnel en mars pour terminer l’audiolecture. Et j’ai repéré un nouveau titre à audiolire : La Maison des Jeux – l’intégrale de Claire North, lue par Hélène Poussin (la même lecture que pour La Police du temps.

-6 titres en PAL

Ce qui nous donne une PAL à 127 titres.

Et le reste ?

Côté blog, avant les multiples défaillances critiques du vaisseau RSF Blog, de ses machines et de son capitaine ont été publiés les billets sur L’Oiseau de feu de Karell Clara, Les 12 chaussures de Cendrillon de Nadia Coste et Entre autres univers d’Emet North.

Côté ciné, bientôt Avatar 3 (on s’est trouvé un créneau), pas d’autre virée ciné.

Dans le canap, Fallout saison 2 (M. Lhisbei est toujours plus fan que moi qui trouve que ça court beaucoup de fils narratifs mais que ça n’avance pas), et des films moyens avec des acteurs que j’aime beaucoup. On commence avec La Falaise, film de castagne avec Karl Urban qui prend pour prétexte historique la période de fin de la piraterie, mais bon c’est du vu et revu, la lumière du film est pourrie et les acteurs ne parviennent pas à sauver le truc du naufrage. Acts of Vengeance avec ANtonio Banderas et à nouveau Karl Urban (oui l’algorithme de Prime a du détecter que j’aimais bien cet acteur). Nouveau film de castagne / vengeance (du sous John Wick). L’avantage d’avoir un personnage principal qui fait voeu de silence, c’est qu’on évite les dialogues navrants. Roofman, film basé sur l’histoire vraie de Jeffrey Manchester, surnommé « The Roofman », un type charmant (non) qui a cambriolé 45 McDonald’s, s’est échappé de prison et a vécu dans un magasin de jouets pendant 6 mois. C’est avec Chnning Tatum, c’est pas mal. Le seul truc intéressant que j’ai visionné c’est sur france tv : Il était une fois… le triomphe de la Fantasy. C’est plutôt axé grand public mais ça déconstruit les clichés et ça met en lumière tout un pan de la culture que nous sommes nombreux à aimer et qui est souvent sous estimé.

On termine en musique avec ceci, le choix de M. Lhisbei (de circonstance)

 

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.