Le Protectorat de l’ombrelle T1, Sans âme – Gail Carriger

Sans âme
Le Protectorat de l’ombrelle T1

De Gail Carriger

Orbit – 324 pages

Mademoiselle Alexia Tarabotti est une demoiselle bien élevée dans une société victorienne qui corsète aussi bien les jeunes filles que les loups-garous ou les vampires. Mademoiselle Alexia a pourtant de nombreux problèmes. A 26 ans elle est toujours célibataire (la faute à sa grande taille, peau mate, ses cheveux sombres et son nez trop long d’italienne très loin des canons de beauté de l’époque, canons qui lui préfère les blondes évaporées – comment ça certaines choses ne changent guère ?). Ce qui ne lui pose guère de problèmes en réalité, puisque son caractère flamboyant et ses capacités intellectuelles lui font préférer les livres à la compagnie du monde, mais désespère sa mère et lui attire les moquerie de ses demi-soeurs (oui comme Cendrillon). Plus problématique en revanche est son manque d’âme. Dans un monde où les surnaturels sont totalement intégrés dans la haute société, ses talents la remisent dans les marges : qui aimerait perdre ses pouvoirs surnaturels à son contact ? Car les sans âmes ont ce talent là … Un simple contact et les crocs se retractent et les loups-garous redeviennent des hommes. Bref il est heureux que Mademoiselle Tarabotti soit une jeune femme autonome et détonnante. Dans le cas contraire, un couvent aurait été la meilleure option… D’autant plus que lorsque, armée de son ombrelle, elle tue accidentellement un vampire assez goujat pour l’avoir attaquée sans même lui avoir été présenté, ses ennuis ne font que commencer. La voila obligée de côtoyer le troublant Lord Maccon…

Une pincée de Jane Austen dans un monde victorien fantasmé mais so british… Le duo Alexia / Lord Maccon rappelle furieusement Elizabeth Bennett et Mr Darcy (mais n’imaginez pas Colin Firth en Lord Maccon car ce dernier est très grand, très musclé, écossais jusqu’au bout des favoris et loup-garou chef de meute en sus). Sans âme est absolument et terriblement romanesque et romantique et ferait fondre n’importe quelle mégère femme. Donc j’ai fondu du début jusqu’à la fin (happy-end comprise). Le roman aurait pu être mièvre, plat ou lourd, et aussi indigeste qu’une guimauve trop sucrée mais ce n’est pas le cas : il est aussi léger que la pointe de chantilly d’un cappuccino (n’oublions pas que Mademoiselle Tarabotti, comme son nom l’indique, a des origines italiennes). L’auteur sait manier l’humour et l’ironie et donne un rythme haletant aux aventures de son héroïne. Que dire de plus ? Une mention pour le travail de la traductrice, Sylvie Denis, qui a évité bien des écueils et qui a trouvé le ton juste pour offrir ce livre en version française.

 

Défi Steampunk

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