Le Hobbit : La Désolation de Smaug – Peter Jackson 11


Le Hobbit : la Désolation de Smaug

Réalisé par Peter Jackson

Avec Ian McKellen, Martin Freeman, Richard Armitage, Orlando Bloom, Evangeline Lilly, Cate Blanchett, Aidan Turner, Christopher Lee, Hugo Weaving, Luke Evans, Andy Serkis, Stephen Fry, Ian Holm et Benedict Cumberbatch (doublage de Smaug / Le Nécromancien)

Synopsis Allociné
Les aventures de Bilbon Sacquet, paisible hobbit, qui sera entraîné, lui et une compagnie de Nains, par le magicien Gandalf pour récupérer le trésor détenu par le dragon Smaug. Au cours de ce périple, il mettra la main sur l’anneau de pouvoir que possédait Gollum…

Mon avis
Allociné n’est guère bavard dans son résumé. Pour éviter les spoilers ? Nous avons donc notre troupe de nains, notre Hobbit et notre magicien préféré en route pour terrasser le vilain Smaug, endormi sur le trésor des nains. Pour rejoindre la montagne solitaire, il faut semer le méchant Azog qui compte bien régler son compte à Thorin et solder ainsi un vieux contentieux. Cela implique de traverser dormir chez un métamorphe, de traverser une forêt qui abrite des araignées géantes et des elfes inquiétants. En parallèle, le mal rôde et se renforce dans la forteresse Dol Gudur, repaire d’un mystérieux nécromancien (vous devinez qui c’est ?).
Pour le précédent opus, je craignais que les rajouts dénaturent l’histoire mais j’avais été rassurée. Cette fois ce n’est pas le cas. Peter Jackson delaye, brode, ajoute, invente, en rajoute. Beaucoup. Trop. Jusqu’à rendre son film trop long et interminable sur le dernier tiers. Sur les 2h40 que dure le film, je me surprise à avoir envie que ça se termine à trois reprises. Et je me suis retrouvée un peu bête lors de la vraie fin : un cliffangher de premier ordre qui donne l’impression de laisser le spectateur en plan en plein milieu d’une scène. J’ai trouvé Peter Jackson vachard de nous imposer ça.
L’univers de Tolkien est respecté dans ses grandes lignes mais le diable se cache dans les détails (et beaucoup fâchent dans cet opus). Le personnage de Tauriel, principal ajout de ce volet, a fait couler beaucoup d’encre et c’est à se demander pourquoi, tant il s’intègre parfaitement à l’univers. Par contre la tension dramatique induite par l’intrigue amoureuse du trio Tauriel – Kili – Legolas m’a parue déplacée et, plus grave, superflue (et ce n’est pas la seule intrigue secondaire superflue du film). Le travail sur l’univers, les décors, la psychologie ses personnages est impressionnant. De ce côté-là rien à redire sauf peut-être pour Béorn qui m’avait semblé moins rigide, plus sympathique et bon vivant dans le roman. Mention spéciale à Thranduil, le roi des elfes de la Forêt Noire. Inquiétant dans le roman de Tolkien, le film amplifie son ambivalence au point que l’on se demande quel côté il va soutenir.
J’ai vu ce film en VF, 3D et High Frame Rate (48 images par seconde). J’en ai pris plein les yeux et, avec beaucoup de plaisir de ce côté là. J’ai seulement regretté de voir le film doublé en VF parce que je reste persuadée que la voix de Benedict Cumberbatch doit amplifier le charisme du (bien trop) bavard Smaug et intensifier la crainte inspirée par le Nécromancien. J’attends avec impatience le Blu Ray pour faire taire ma frustration sur ce point (par contre s’il y a une version longue… je passerai mon chemin).
Le Hobbit se regarde comme un prélude au Seigneur des Anneaux. Je crains le pire pour le troisième volet : à la fin de La Désolation de Smaug on est à quoi ? 20 ou 30 pages de la fin du roman ? Que va donc ajouter Peter Jackson pour tenir la longueur (Peter, tu n’es pas obligé de tenir la longueur hein). Je m’attends un troisième volet orienté bataille et guerre, bien plus proche du Seigneur des Anneaux que de Bilbo le Hobbit. Et en cours de route, c’est bien Bilbo que nous avons perdu. Ce film manquait encore plus de légèreté et de chants que le premier volet. Il paraît qu’on peut trahir l’Histoire à condition de lui faire de beaux enfants. On peut aussi accepter de voir une histoire trahie si les enfants sont beaux. Attention Mr Jackson, vous êtes sur le fil du rasoir.

Lire les avis de Xapur, Vert, Val, Marc, Odieux Connard, Aude.


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11 commentaires sur “Le Hobbit : La Désolation de Smaug – Peter Jackson

  • Cachou

    Pour dire, je détestais Goldorak et les dessins animés Transformers et je n’ai pas su regarder un des films tirés de ces derniers, mais je me suis amusée à « Pacific Rim » (mais attention, ça reste con, c’est juste le spectacle qui est vraiment amusant).
    « Wolverine » ne me tente pas par contre. Moi, Benedict Cumberbatch, c’est la voix. Niveau intelligence musculaire, par contre, c’est tout juste pour moi, je n’aime pas plus (oui, c’est l’été, j’ai besoin de me vider la tête, surtout que j’ai des problèmes de voiture, je te raconterai…).

  • Lorhkan

    Trop long oui, mais curieusement une version longue pourrait lui faire du bien, et éviter ces transitions brutales et autres passages survolés en quatrième vitesse (Beorn par exemple).
    Ce sont surtout les scènes d’action qui sont trop longues en fait, notamment la dernière entre les nains et le dragon…

  • Acr0

    Oui, il enjolive sacrément l’histoire : nous sommes bien loin du conte pour enfant. Huhu j’aime bien « le diable se cache dans les détails » Je partage ton avis quant à la romance superflue… Le fait de laisser des nains sur le bord de la route m’a semblé aller à contresens du récit de Tolkien : s’ils réussissent l’aventure c’est avant tout parce qu’ils sont soudés. Et effectivement, je te confirme que la voix de Benedict Cumberbatch convient parfaitement à Smaug (que j’ai trouvé fort beau pour un dragon)

  • JainaXF

    En effet, cette adaptation fait l’unanimité contre elle (alors que comme toi, j’avais bien aimé le premier) ! La voix de Smaug était très bien, mais son passage avec les nains a fini par me sembler long…
    Je ne suis pas sûre du tout d’aller voir le dernier !

  • Escrocgriffe

    « Je m’attends un troisième volet orienté bataille et guerre, bien plus proche du Seigneur des Anneaux que de Bilbo le Hobbit »
    Même sentiment, et pas que sur cet aspect, hélas…