Alice au Pays des Merveilles – Tim Burton 7


Alice au Pays des Merveilles

Réalisé par Tim Burton

Avec Johnny Depp, Mia Wasikowska, Helena Bonham Carter, Anne Hathaway, Crispin Glover, Frances de la Tour…

Synopsis
Alice, désormais âgée de 19 ans, retourne dans le monde fantastique qu’elle a découvert quand elle était enfant. Elle y retrouve ses amis le Lapin Blanc, Bonnet Blanc et Blanc Bonnet, le Loir, la Chenille, le Chat du Cheshire et, bien entendu, le Chapelier Fou. Alice s’embarque alors dans une aventure extraordinaire où elle accomplira son destin : mettre fin au règne de terreur de la Reine Rouge.

Mon avis
Voici ma première déception avec Tim Burton. Tim et moi vivions une très longue histoire d’amour depuis Beetlejuice, histoire d’amour renforcée par Johnny Depp, l’acteur fétiche et Héléna Bonham Carter, la muse inquiétante que l’on ne voit pas assez  sur les écrans. Las, la routine s’est installée et le couple s’est usé. Ce que je reproche à Tim ? Son laisser-aller. Tim ne prend plus la peine de surprendre ses fans avec un scénario original. Il enchaîne les adaptations comédie musicale (Sweeney Todd) ou de livres (Big Fish, Charlie et la chocolaterie, La planète des singes). Ici il s’inspire de deux livres de Lewis Caroll : Alice au pays des Merveilles et De l’autre côté du miroir. Certes tous ses films sont réussis sur le fond et sur la forme car le réalisateur est un virtuose mais ils deviennent routiniers. Tim Burton fait du Tim Burton. Il reste inimitable et talentueux mais on dirait bien qu’il devient un tantinet fainéant (ou qu’il radote au choix mais là cela voudrait dire qu’il vieillit mal et je ne peux le croire). Entendons nous bien. J’ai aimé Alice au Pays des Merveilles et j’ai marché à fond malgré le côté narniesque (il faut tuer un dragon ! quelle originalité…) et l’image beaucoup trop sombre pour la 3D. Mais je suis déçue du manque d’inventivité du réalisateur sur le scénario. Du côté des acteurs principaux là aussi pas de surprise : Johnny Depp et Helena Bonham Carter sont égaux à eux même (malgré la grotesque et ridicule tête de courge de la Reine Rouge – ses « Qu’on lui coupe la tête », loin de faire frémir, prêtent malheureusement plus à rire). Mia Wasikowska tient très bien son Alice. Du côté des seconds rôles, les très bonnes surprises viennent de Crispin Glover, en valet retors, et de Frances de la Tour, en tante Imogène complètement barrée. La grosse déception vient de Anne Hathaway. Je n’ai pas cependant pas réussi à déterminer si cela venait de son personnage de Reine Blanche (aux lèvres disproportionnées) ou de l’actrice elle même qui n’aurait pas su incarner l’ambivalence de cette souveraine. Le film en lui même est, comme tous les films de Tim Burton, riche en références,  visuellement magnifique (décors, costumes, dessins) et parfaitement rythmé. J’en attendais probablement trop.

Lire aussi les avis de Guillaume du Traqueur stellaire, Trillian, Majanissa, Edelwe, Cafarnaüm éclairé, GeishaNellie, Bladelor, Majanissa.

 


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7 commentaires sur “Alice au Pays des Merveilles – Tim Burton

  • Mr Kiki

    Bonsoir Madame Lhisbei,
    Effectivement, je peux attendre la sortie du film en DVD. Mais après ce week-end, on va avoir deux semaines sans enfants (vacances scolaires), cela veut dire qu’on aura des occasions pour aller au ciné…
    Vous avez raison de dire qu’on a tous un coté « ado attardé ». Disons que chez certains ce coté est plus développé que chez d’autres…
    A bientôt

  • Lhisbei

    @ Yueyin : vi du point de vue des rapports « humains » on est dans la même configuration (quand je parlais de portes ouvertes…). en tout cas Bruce vieillit bien (surtout une fois le postiche dézingué); crâne rasé et barbe poivre et sel il est encore diablement sexy []

  • Lhisbei

    @ Cachou : si Kick Ass reste suffisamment longtemps à l’affiche (genre plus de 15 jours) nous irons le voir promis.
    J’avais bien aimé La planète des singes mais comme Mars attack je ne le met pas dans mes préférés de Tim burton. J’avais adoré Charlie et la Chocolaterie (malgré la haute trahison du bouquin)

  • yueyin

    je suis assez d’accord avec toi mais j’ai beaucoup aimé, disons que je suis esclave de mes yeux dans des cas comme celui-là, bon en même temps je ne suis fan ni de Burton (même si j’ai adoré Charlie et la chocolaterie) ni de Lewis Carroll