Avatar – James Cameron

Avatar

Réalisé par James Cameron

Avec Sam Worthington, Zoe Saldana, Sigourney Weaver, Michelle Rodriguez, Stephen Lang

Synopsis
Malgré sa paralysie, Jake Sully, un ancien marine immobilisé dans un fauteuil roulant, est resté un combattant au plus profond de son être. Il est recruté pour se rendre à des années-lumière de la Terre, sur Pandora, où de puissants groupes industriels exploitent un minerai rarissime destiné à résoudre la crise énergétique sur Terre. Parce que l’atmosphère de Pandora est toxique pour les humains, ceux-ci ont créé le Programme Avatar, qui permet à des  » pilotes  » humains de lier leur esprit à un avatar, un corps biologique commandé à distance, capable de survivre dans cette atmosphère létale. Ces avatars sont des hybrides créés génétiquement en croisant l’ADN humain avec celui des Na’vi, les autochtones de Pandora.
Sous sa forme d’avatar, Jake peut de nouveau marcher. On lui confie une mission d’infiltration auprès des Na’vi, devenus un obstacle trop conséquent à l’exploitation du précieux minerai. Mais tout va changer lorsque Neytiri, une très belle Na’vi, sauve la vie de Jake…

Mon avis
Que dire de nouveau sur Avatar ? Le film a été scruté, analysé, décortiqué, critiqué, encensé ou démoli. Il séduit ou rebute mais son exploitation bat des records (d’entrées, de recettes etc.). Avatar est devenu un phénomène médiatique et cinématographique. On a critiqué la 3D (trop ou pas assez), incriminé les lunettes (lourdes et inutiles), la qualité du scénario (vu, revu et rebattu), l’imaginaire de James Cameron (tout a déjà été fait…) et j’en passe.
Commençons donc par les lunettes pour voir en 3D. Je ne porte pas de lunettes, Monsieur Lhisbei lui en porte. Nous avons donc mis nos lunettes, moi sur le nez, lui au dessus de ses lunettes de vue. Nous n’avons pas été gênés pendant les 2h40 du film. Les lunettes de Monsieur Lhisbei lui glissaient un peu sur le nez à cause de l’épaisseur mais c’est bien le seul désagrément que nous avons connu (avec les 2€ supplémentaires à l’achat du billet). Pas de vertiges, de tête qui tourne ou de mal de crâne.
La 3D est-elle indispensable ? Oui. Certes elle n’est pas aussi visible que pour la bande annonce d’Alice de Tim Burton (où le spectateur a l’impression que les objets sortent de l’écran) mais elle offre une profondeur de champ extraordinaire. Le spectateur se retrouve immergé dans le film sans sans rendre compte. James Cameron n’a pas tout misé sur la technologie et évite de sombrer dans le tape-à-l’œil facile et de mauvais goût. La technologie reste à sa place : au service de l’histoire. Parce que, oui, James Cameron nous raconte une histoire et il le fait bien en plus.
Le scénario est plus que convenu c’est vrai. James Cameron assume d’un « c’est  Pocahontas, Danse avec les loup et Jurassic Park dans l’espace ». Mais justement il faut une belle dose de talent pour réussir un film avec une histoire archétypale. Les clichés qui s’enfilent comme des perles donnent souvent de mauvais films. Ici, l’histoire est classique mais bien racontée, bien rythmée, ménage le suspens, provoque l’émotion. Les enjeux (l’avenir d’une planète et de ses habitants) reposent sur un seul homme au parcours initiatique bouleversant. Visuellement c’est un spectacle à couper le souffle. Les personnages, la faune, la flore sont extraordinaires. Le film est porteur de messages écologiques, économiques et sociétaux propres à remettre les idées en place et l’être humain dans une perspective plus humble (nous ne sommes pas les maîtres de l’univers…). Prenez tous les ingrédients pour faire un bon film, mettez James Cameron et une équipe de passionnés au travail et savourez le résultat. Un film à voir et à revoir.

Lire aussi les avis de SFU, Don Lo, Lionel Davoust, La conquête de l’espace, Viclay, Traqueur Stellaire, Cachou, Chrestomanci, Nane, Aperto Libro, Clarinette, Y’a de la joie, Le capharnaüm éclairé.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

10 commentaires sur “Avatar – James Cameron”