Inspecteur Gadget – Bruno Bianchi, Andy Heyward & Jean Chalopin

Inspecteur Gadget

De Bruno Bianchi, Andy Heyward et Jean Chalopin

Série télévisée d’animation américano-franco-nippo-canadienne – 86 épisodes

Lune, T-Rex licorne officiel du Planète-SF, organise la saison 2 de son défi hivernal régressif : le Challenge Madeleine de Proust (Saison 2). Il consiste à lire, relire, voir, revoir, jouer, rejouer , écouter, réécouter des livres, films, séries, jeux et musiques qui rappellent l’enfance (ou cuisiner les bons petits plats de grand-mère, ça marche aussi) entre le 1er décembre 2019 et le 31 janvier 2020.  L’année dernière, je vous avais parlé de la série Ulysse 31 de Jean Chalopin et Nina Wolmar. Cette année, on continue dans les séries animées avec l’inénarrable Inspecteur Gadget.

La série Inspecteur Gadget a été diffusée pour la première fois entre le 22 octobre 1983 et le 12 octobre 1984  sur FR3 en épisodes de 5 minutes du lundi au samedi à 19h50 (comme Ulysse 31). J’avais 7 ans et demi. Presque l’âge de Sophie, la nièce très intelligente de l’inspecteur, qui est censée avoir 8 ans (vous la voyez l’identification ?). Elle est très douée en informatique et possède un livre ordinateur et une montre connectée qui lui permet de communiquer avec son fidèle chien Finot dont le collier est équipé d’un micro et d’écouteurs (et vous savez quoi ? 30 ans plus tard les tablettes, liseuses, pc portables, smartphones et montres connectées existent, c’est pas beau le futur ?). Finot est un super chien, capable de marcher debout sur ses pattes arrières et de se faire passer pour un humain une fois habillé. Il ne parle pas, mais comprend très bien les consignes de Sophie et est capable de prendre des décisions et d’improviser des actions pour souvent protéger ou aider Gadget.

Sophie

Heureusement que Sophie suit son oncle dans ses enquêtes parce que ce dernier est tellement naïf et maladroit qu’il se plante en permanence, malgré ses innombrables gadgets. L’inspecteur Gadget est, en effet, un policier augmenté (Robocop n’a qu’un bien se tenir). Parfois, voire même souvent, les gadgets ne fonctionnent pas correctement, provoquant l’hilarité (à 7 ans et demi, il ne faut pas grand chose pour se tordre de rire).

Go-Go-Gadget-au-copter

Gadget se voit confier ses missions par le Chef Gontier à la manière de Mission Impossible : il sort d’une poubelle, d’un sac, du décor et tend à Gadget une feuille de papier qui s’auto-détruit une fois lue. Généralement, Gadget a renvoyé la feuille à l’expéditeur et le Chef Gontier a droit à une belle petite explosion qui lui casse la pipe en bois, lui ébouriffe les cheveux et lui noircit le visage. Comique de répétition (et ça fonctionne… quand on a sept ans). Gadget cherche à coincer le sinistre Docteur Gang. Bon en fait, c’est plutôt le Docteur Gang qui cherche à l’assassiner, le plus souvent. Gang, dont on ne voit jamais le visage (mais dont on voit toujours le chat à l’écran), est à la tête dune organisation du crime appelée M.A.D. (toute ressemblance avec le SPECTRE ne serait pas purement fortuite). Sa voix caverneuse et son rire diabolique terrifient (moins quand on est adulte, avouons). Il finit toujours par s’en sortir et parvient à fuir en fin d’épisode, généralement dans une voiture, une fusée, un sous-marin ou un jet, tous high tech pour l’époque.

Dr Gang et son chat

Humain amélioré, ordinateur portable surpuissant, montre connectée, on est dans de la SF pure mâtinée de clins d’oeil aux films et séries d’espionnage. Pour gamins, certes, mais de la SF quand même. J’ai revu quelques épisodes pour ce challenge (dont celui avec le monstre du Loch-Ness). Ils sont assez répétitifs dans leur schéma narratif. Le message éducatif final est top moumoute. L’humour fonctionne aussi beaucoup moins bien sur une rombière de 40 balais que sur une gamine de 8 ans, mais il faut savoir conserver une âme d’enfant (et, ne pas céder à la tentation de voir les adaptations – massacres ? – qui en ont été faites plus tard). Et 35 années après avoir vu la série, je me dis que ça fait très longtemps que la technologie et la science-fiction ont conquis le monde. Et ça, ça me va plutôt très bien, n’en déplaise aux vieux grincheux.

Challenge Madeleine de Proust (Saison 2)

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