Wall-E – Andrew Stanton 2


Wall-E

Film d’animation réalisé par Andrew Stanton

Synopsis
Faites la connaissance de WALL-E (prononcez « Walli ») : WALL-E est le dernier être sur Terre et s’avère être un… petit robot ! 700 ans plus tôt, l’humanité a déserté notre planète laissant à cette incroyable petite machine le soin de nettoyer la Terre. Mais au bout de ces longues années, WALL-E a développé un petit défaut technique : une forte personnalité. Extrêmement curieux, très indiscret, il est surtout un peu trop seul… Cependant, sa vie s’apprête à être bouleversée avec l’arrivée d’une petite « robote », bien carénée et prénommée EVE. Tombant instantanément et éperdument amoureux d’elle, WALL-E va tout mettre en oeuvre pour la séduire. Et lorsque EVE est rappelée dans l’espace pour y terminer sa mission, WALL-E n’hésite pas un seul instant : il se lance à sa poursuite… Hors de question pour lui de laisser passer le seul amour de sa vie… Pour être à ses côtés, il est prêt à aller au bout de l’univers et vivre la plus fantastique des aventures !

Mon avis
Comment ne pas succomber à WALL-E dès les premières minutes du film ? Ce petit robot de nettoyage compresse et entasse les ordures, édifiant des gratte-ciels de déchets tout au long de la journée. Puis sa journée de travail terminée, il rentre chez lui, ôte ses chenilles comme d’autres ôteraient leurs chaussures et s’installe pour visionner Hello Dolly en rêvant… car oui, WALL-E rêve. Il passe même son temps à ça : il collectionne les objets que les hommes ont abandonné, leur trouvant une utilité pour le moins insolite, rêve en contemplant les étoiles et espère rompre sa solitude (après tout il est le dernier de son espèce ; ses congénères ayant cessé de fonctionner depuis longtemps). Sa seule compagnie est un petit insecte bondissant qu’il manque parfois d’écraser. A bien des égards WALL-E est bien plus humain que les humains du film, des obèses apathiques qui se sont réfugiés dans un vaisseau spatial  en attendant que la terre redevienne vivable. Entièrement pris en charge par des intelligences artificielles il ne prennent plus la peine d’essayer de penser. Ils se contentent de consommer sans fin. C’est d’ailleurs une belle réussite technique au niveau de l’animation que d’avoir rendu humain un robot non humanoïde qui n’a ni bouche, ni nez, ni sourcil, ni cils… des éléments utilisés pour donner aux objets inanimés des émotions typiquement humaines. WALL-E est donc un film où les héros sont presque totalement muets, EVE ne comptant que quelques mots  de vocabulaire dans ces circuits imprimés.

WALL-E est un film splendide, profond, merveilleux, touchant et très drôle. Les trouvailles (comme par exemple des scènes d’archives jouées par des acteurs en chair et en os) et les références pullulent (2001 l’odyssée de l’espace…).  Les messages humanistes et écologistes sont transmis avec beaucoup de finesse et d’intelligence.

A noter : un court-métrage précédait la projection de WALL-E. Presto, de Doug Sweetland, mettait en scène un prestidigitateur à chapeau (un tantinet sadique) et son lapin réfractaire (tout aussi sadique). Totalement muet là aussi mais irrésistible. Espérons que ce court métrage soit repris dans les bonus DVD …


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2 commentaires sur “Wall-E – Andrew Stanton