District 9 – Neill Blomkamp 10


District 9

Réalisé par Neill Blomkamp

Avec Sharlto Copley, David James (II), Jason Cope, William Allen Young, Robert Hobbs, Kenneth Nkosi, Nathalie Boltt, Nick Blake, Jed Brophy, Vanessa Haywood…

Synopsis
Il y a vingt-huit ans, des extraterrestres entrèrent en contact avec la Terre…Ces visiteurs d’au-delà des étoiles étaient des réfugiés et furent installés dans le District 9, en Afrique du Sud, pendant que les nations du monde se querellaient pour savoir quoi en faire…Depuis, la gestion de la situation a été transférée au MNU (Multi-National United), une société privée qui n’a pas grand-chose à faire du sort de ces créatures, mais qui fera d’énormes bénéfices si elle arrive à faire fonctionner leur extraordinaire armement. Jusqu’à présent, toutes les tentatives ont échoué : pour que les armes marchent, il faut de l’ADN extraterrestre. La tension entre extraterrestres et humains atteint son maximum lorsque le MNU commence à évacuer les non-humains du District 9 vers un nouveau camp, en envoyant des agents de terrain s’occuper de leur transfert. L’un de ces agents, Wikus van der Merwe, contracte un virus extraterrestre qui se met à modifier son ADN. Wikus est à présent l’homme le plus recherché de la planète, celui qui vaut plus qu’une fortune : il est la clé qui permettra de percer le secret de la technologie alien. Repoussé, isolé, sans aide ni amis, il ne lui reste qu’un seul endroit où se cacher : le District 9…

Mon avis
Groggy.
Nous sommes sortis de la salle de ciné groggy, sonnés et sans voix.
Difficile maintenant de rédiger un avis sur ce film. D’autant plus que d’autres comme Guillaume du Traqueur Stellaire en ont déjà très bien parlé. District 9 débute comme un documentaire et très vite le spectateur prend en grippe  Wikus, petit employé de la MNU qui doit sa promotion au fait qu’il est marié à la fille du patron. Patron qui n’aura aucun scrupule à le transformer en cobaye par la suite … Cette partie documentaire, très réaliste, est souvent vue comme une métaphore de l’apartheid. Oui mais pas seulement. C’est aussi une critique déguisée mais virulente sur nos sociétés modernes plus intéressées par les profits générés par les guerres (les grandes puissances sont les premiers fournisseurs en armes du reste de la planète) que par la (sur)vie de l’espèce (humaine et, ici, non humaine). Nos institutions mondiales, nos gouvernements (et nous) n’en sortent pas grandis.  Progressivement, le film bascule dans un film d’action plus classique (mais fort bien filmé)  pour suivre la traque d’un Wikus en pleine mutation. Wikus  trop lâche, ne deviendra jamais un héros mais sa mutation lui apportera un peu plus d’humanité.

Neill Blomkamp porte un regard sans complaisance sur l’espèce humaine, regard appuyé par une réalisation musclée et sans défaut. Nous sommes sortis de la projection sonnés.  On est très loin du film de SF hollywoodien et de ses schémas narratifs éculés et c’est très bien comme ça.  District 9 est le film à ne pas rater cette fin d’année.

Le pire dans cette histoire est là : si ces évènements se produisaient, ça se passerait probablement comme ça. Et ça ne donne pas envie de faire confiance à son prochain.

Lire aussi les avis sur Avis de Vicklay, Chronic’Art, Télérama.


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10 commentaires sur “District 9 – Neill Blomkamp