10 000 – Roland Emmerich


10 000

Réalisé par Roland Emmerich

Avec Steven Strait, Camilla Belle, Cliff Curtis…

Synopsis

10 000 ans avant notre ère, au coeur des montagnes… Le jeune chasseur D’Leh aime d’amour tendre la belle Evolet, une orpheline que sa tribu recueillit quelques années plus tôt. Lorsque celle-ci est enlevée par une bande de pillards, D’Leh se lance à sa rescousse à la tête d’une poignée de chasseurs de mammouths. Le groupe, franchissant pour la première fois les limites de son territoire, entame un long périple à travers des terres infestées de monstres, et découvre des civilisations dont il ne soupçonnait pas l’existence. Au fil de ces rencontres, d’autres tribus, spoliées et asservies, se joignent à D’Leh et ses hommes, finissant par constituer une petite armée. Au terme de leur voyage, D’Leh et les siens découvrent un empire inconnu, hérissé d’immenses pyramides dédiées à un dieu vivant, tyrannique et sanguinaire. Le jeune chasseur comprend alors que sa mission n’est pas seulement de sauver Evolet, mais la civilisation tout entière…

Mon avis
Je n’avais pas aimé Indépendance Day ni Le jour d’après du même réalisateur. Au vu de la bande annonce de ce film-ci je m’étais dit  que j’allais passer un bon moment. Bah! Encore raté. Roland Emmerich avait tout pour faire un bon film de fantasy épique. Des moyens financiers et techniques, des décors naturels magnifiques, des effets spéciaux bétons, un bon scénario qui met en valeur une histoire simple et héroïque, des acteurs attachants mais… il n’a rien su en tirer. D’abord il se targue de vérité historique sur laquelle il a brodé. Là les profs de science et d’histoire vont se tirer les cheveux puisqu’il y a de sérieux anachronismes que la broderie ne peut seule expliquer et que le film apporte de l’eau au moulin de certains théories fumeuses. Ensuite il ne donne aucune place à ses personnages, aucune épaisseur psychologique. Evolet pourrait être une muse, un vecteur de prophétie impressionnant, non elle reste cantonnée au rôle de potiche aux yeux bleus.  Cliff Curtis dans le rôle du mentor Tic’Tic (on ne rit pas svp) s’en sort comme il peut. La réalisation est lourde et solennelle. Aucune touche d’humour ne vient apporter un peu de souffle au récit. les 30 premières minutes paraissent interminables et la suite se regarde presque en baillant. Pas d’envolées lyriques, pas de montée en puissance. Pour l’épopée épique, repassez dans 10 000 ans.

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