A la croisée des Mondes T1, Les Royaumes du Nord – Philip Pullman

Les Royaumes du Nord
A la croisée des Mondes T1

de Philip Pullman

Folio – 533 pages

Lyra, orpheline, est élevée dans la prestigieuse université d’Oxford. Délurée et désobéissante, elle s’amuse plus qu’elle n’étudie. Dédaignant la couture et les poupées, elle traîne constamment avec les garçons et entraîne souvent Roger, le garçon de cuisine, avec elle dans ses jeux intrépides. Dans ce monde aux allures steampunk (Londres, révolution industrielle, mécanismes, automates et dirigeables…) chaque être humain est accompagné d’un daemon, qui n’est autre qu’une partie de son âme incarnée dans un petit animal. Les daemons des enfants peuvent changer de forme à volonté mais en grandissant ils adoptent celle qui correspond le mieux à la personnalité de l’humain qu’ils accompagnent. Un jour Roger est enlevé par les Enfourneurs et emmené dans le Nord. Lors Asriel, l’oncle de Lyra est aussi en danger, retenu prisonnier par les Ours. Il n’en faut pas plus pour que Lyra se lance à leur rescousse. Mais elle ne sait pas que son destin est bien plus c’est que

L’univers décrit par Philip Pullman dans ce premier tome est complexe et promet encore plus de révélations dans les tomes suivants avec la découverte de mondes parallèle. La narration est linéaire ce qui, en soi, n’est pas gênant quand le récit est bien rythmé mais là ce n’est pas le cas. Les péripéties s’enchaînent les unes derrières les autres mais sans différence de traitement alors que l’enjeu est parfois anodin (se faire gronder parce qu’on est pas rentrée à temps) ou parfois épineux (négocier avec les adultes son voyage dans le Nord). Certaines scènes pourtant cruciales sont expédiées en quelques paragraphes et les combats manquent d’un souffle épique qui chasserait l’ennui. Seul le duel des Ours échappe à ce défaut. Le vocabulaire employé m’a parfois posé problème mais je ne sais si cela est dû à l’auteur ou au traducteur. Quelques exemples concrets : quand Lyra débarque dans un port elle sent « l’agréable puanteur des poissons » (!) ou la reine d’un clan de sorcière, Serafina, vieille de plus de 300 ans et détachée du monde, a décidé de « ne pas se mettre martel en tête » (et par rapport au reste de son discours, cette expression ne cadre pas du tout avec le personnage). La fin que je ne raconterai pas ici m’a fait halluciner  : soit je n’ai rien compris aux relations homme/femme soit l’auteur n’était pas dans un état normal lorsqu’il a décrit les retrouvailles de lord Asriel et de Mme Coulter. Mais, malgré tous ces défauts et une lecture un tantinet laborieuse, j’ai quand même envie de savoir où cette trilogie mène, de connaître le destin de Lyra et d’en savoir plus sur les éléments les plus intrigants de ce roman : les daemon, la Poussière…

Il s’agissait d’une lecture commune avec Theoma et Bladelor.

Défi SF 1 / 3

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