Darwinia – Robert Charles Wilson 10


Darwinia

De Robert Charles Wilson

Folio SF – 444 pages

En 1912 le continent européen disparaît, corps et âmes, pour être remplacé par un continent vierge de toute présence humaine, à la flore et la faune inconnue et bigarrée. Fasciné par ce nouveau continent, apparu le jour de ses huit ans, Guilford Law, photographe réussit à rejoindre les rangs de l’expédition du naturaliste Preston Finch, expédition qui s’est donné pour objectif de traverser les Alpes,  d’explorer la Darwinie – comme on a fini par baptiser ce continent merveilleux et dangereux, et d’en percer les mystères. Les membres de l’expédition sont partagés sur la nature même du phénomène. Pour les uns l’arrivée en une nuit de ce nouveau continent est un miracle (ou un châtiment de Dieu) ; les autres sont persuadés qu’une explication scientifique peut être trouvée à ce phénomène.

Darwinia débute comme un roman d’exploration, piste que Robert Charles Wilson s’arrête bien vite d’explorer quand apparaît le double fantomatique de Guilford Law, déchirant le voile des apparences. Et tout l’intérêt du roman s’est, pour moi, envolé à ce moment là. Après le premier interlude le roman devient extrêmement prévisible : les bons contre les méchants à une échelle galactique avec la grande bataille finale (c’est un peu classique), la réalité qui ne l’est pas (métaphysique ? oui mais ni plus ni moins que dans Simulacron 3 de Peter F. Galouye et je cherche encore le vertige promis). Certes Wilson connaît bien son affaire : le récit reste plaisant à lire, truffé de références et de clins d’oeil à la culture pulps ou scientifique. La curiosité du lecteur ne s’émousse pas (comment tout cela va-t-il évoluer ?) même s’il sent venir le vent de loin. On s’attache à Guilford Law, l’homme qui voudrait juste être un homme mais dont le destin le dépasse mais on dirait les personnages secondaires faits de carton-pâte. Et la fin n’est pas l’apothéose promise. Une légère déception, donc, que ce roman, pour moi.

Un phénomène commence à m’agacer dans les publications récentes : les coquilles. Souvent, emportée par la lecture, mes yeux passent dessus sans les voir. Mais depuis quelques temps elles m’agressent. Soit ces fichues coquilles sont de plus en plus nombreuses soit elles sont suffisamment « grosses » pour être visibles comme le nez au milieu de la figure. Ici celle qui m’a le plus choquée est énorme et se situe au début du roman : Rafe Buckley (p 19) devient Ralph Buckley (p 22) puis redevient Rafe Buckley (pages 27 et 28). Ce genre de petit détail a le don de me lasser.

Lecture commune avec Cachou et Julien Naufragés.


Challenge Winter Time Travel.


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