Le califat de Stockholm T1, 12 septembre – Seiter et Gabrielli 3


12 septembre
Le califat de Stockholm T1

De Seiter et Gabrielli

Glénat – 48 pages

6 septembre 2011, au milieu de la baie de New York, Duncan Hoke, agent de la NSA, est en mission de surveillance d’un yacht saoudien sur lequel vient d’embarquer Ali Al-Khazam, suspecté de terrorisme par les autorités américaines. Se rendant compte qu’ils sont espionnés, les saoudiens tirent une roquette sur le petit voilier de Duncan. Sadie, son équipière et compagne, meurt sur le coup. Malgré des preuves irréfutables, la CIA décide de classer l’affaire et Duncan est mis en congés d’office. Il prend alors en filature Ali Al-Khazam et, dans un avion à destination de Malte, le 11 septembre, pendant que les tours du World Trade Center se consument, c’est le crash en plein océan. Duncan survit miraculeusement et se fait recueillir par une galère de Charles VII… en 1453.

Une première partie d’espionnage classique qui enchaîne avec une uchronie moyen-âgeuse, voici la surprise que nous réserve  cette BD. Mais entre la première et la deuxième partie, la rupture, abrupte et sans transition, désarçonne le lecteur. La mise en contexte de la seconde partie traîne en longueur malgré une scène d’action. On a hâte de voir ce qu’il va arriver à Duncan dans ce moyen-âge uchronique et l’on n’y arrive pas assez vite. Ce premier tome d’exposition est donc frustrant à plus d’un titre puisqu’il est impossible de deviner l’intention des auteurs.

Du côté des détails qui chagrinent … Duncan a une chance inouïe. Son bateau saute, il est éjecté et s’en sort avec quelques contusions. Son avion se plante en pleine mer, il survit et trouve même un débris d’épave qui le sauve. Ceux qui le recueillent, en 1453, en pleine guerre avec les sarrasins, font preuve d’une grande bienveillance alors qu’il pourrait être un espion ou un fou (ce que son discours et ses vêtements laissent penser). Bref quelques facilités de scénario qui gâchent un peu le plaisir. Du côté du dessin je suis mitigée. Certaines planches sont superbes, avec des couleurs à couper le souffle, quand d’autres nous offrent un dessin de moindre qualité surtout au niveau des visages des personnages dont les expressions sont parfois exagérées. Bref je ressors un peu déçue par cette BD mais avec une furieuse envie de connaître la suite et surtout les intentions des auteurs.

La première planche de la BD qui donne envie de plonger dans l’album :

(Clic)


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