Deadpool – Tim Miller 8


deadpoolDeadpool

Réalisé par Tim Miller

Avec Ryan Reynolds, Morena Baccarin, Ed Skrein

Synopsis
Deadpool, est l’anti-héros le plus atypique de l’univers Marvel. A l’origine, il s’appelle Wade Wilson : un ancien militaire des Forces Spéciales devenu mercenaire. Après avoir subi une expérimentation hors norme qui va accélérer ses pouvoirs de guérison, il va devenir Deadpool. Armé de ses nouvelles capacités et d’un humour noir survolté, Deadpool va traquer l’homme qui a bien failli anéantir sa vie.

Mon avis
J’ai croisé le personnage de Deadpool dans Wolverine Origins et je n’en ai gardé aucun souvenir (du film non plus du reste). Je ne connais pas – une lacune supplémentaire – les comics de Marvel autour de ce personnage. Mais, comme le buzz sur les réseaux sociaux le présentait comme un super-héros irrévérencieux et qu’il est incarné, dans cette adaptation ciné, par le très sexy Ryan Reynolds, je me suis laissée convaincre de me farcir un x-ème blockbuster. Alors ça vaut quoi Deadpool pour les néophytes ?
C’est gras. Dans l’humour lourd, pas fin, parfois franchement graveleux, mais il paraît que, de ce côté là, l’adaptation est d’une grande fidélité. Dans le propos ensuite : pour un film se pique d’originalité et de « badasserie », l’histoire reste identique à celle de tous les films de superhéros – vie difficile, mutation, construction de l’identité (et du costume qui colle bien au super-pouvoirs dans les mêmes couleurs que les autres super-héros) – rien de nouveau sous le soleil, même si, dans Deadpool, le second degré permet de faire passer un peu mieux la pilule. Dans la réalisation enfin : certaines scènes sont trèèèèèèès longues sans raison apparente si ce n’est d’admirer les physiques parfaits de Ryan Reynolds et Morena Baccarin ; les interpellations du spectateur par Deadpool, un gimmick drôle au début, lassant par la suite, sont parfois très bavardes ; et les flashbacks, certes instructifs, ralentissent le rythme. Autour de Deadpool (Ryan Reynolds n’est pas que « physiquement intelligent »), les personnages secondaires peinent à exister (non mais qu’ont-ils fait à Ed Skrein ?) A leur décharge, les scénaristes ne leur ont pas donné grand chose à défendre (Morena Baccarin n’est qu’un joli faire-valoir et aurait mérité franchement mieux que ça).
En définitive, le film ne vaut que pour son personnage. Un superhéros insolent, ça nous change, mais cela reste un peu court.


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8 commentaires sur “Deadpool – Tim Miller