Bifrost n°56

Le 56eme numéro de Bifrost est sorti (depuis un petit moment déjà). Pourquoi ne l’annoncer que maintenant  me demanderez-vous ? Parce que je suis « fâchée » avec Bifrost (même si Bifrost n’en sait rien et s’en ficherait s’il le savait). Pendant mes études je ne ratais jamais un numéro à sa parution. Je me délectais. Et puis, peu à peu, critiques de livres ont commencé à me taper sur les nerfs (alors que c’est surtout pour cela que je l’achetais). Aucun livre n’était à la hauteur des attentes de Bifrost. Les critiques se lâchaient et dépeçaient des livres avec un plaisir sadique non dissimulé (en tout cas c’est l’impression que j’avais à l’époque). Le phénomène « grosse tête et chevilles enflées » m’a toujours rebuté. Je n’ai donc plus acheté Bifrost. Par contre j’avoue que j’allais lire la page consacrée aux Razzies (la preuve que je ne suis pas toujours un ange).

Mais tout cela est du passé grâce à ce numéro 56. Acheté, lu et apprécié. Acheté d’abord. La faute à Don Lorenjy qui se retrouve au sommaire et au Club Présences d’Esprits (dont je suis membre) qui voit deux de ses publications critiquées. L’AOC Millésime est encensé par Pierre Stolze. La critique du Présences d’Esprits #59 par Thomas Day me pose encore question…  et mériterait un carton jaune pour le tacle à Géante Rouge. Lu, ensuite, par petits morceaux. Apprécié enfin.  Surtout les nouvelles et, en particulier, celle de Jean-Marc Ligny prolongée de l’interview fleuve de l’auteur par Richard Comballot. Apprécié le reste aussi : le ton, le contenu, les critiques livres, l’article sur les champs (magnétique, de force, électrique…). Bref un presque sans faute. Du côté des désagréments il reste le tacle (peu élégant), et l’impression persistante que le fandom SF règle ses comptes ou s’envoie des scuds par publication interposées (pour ceux que ça intéresse le champs de tir est prolongé sur le forum d’ActuSF). Les articles de Sylvie Denis & Roland C. Wagner sur l’anthologie Retour sur l’horizon en sont un bon exemple (l’article de Roland C. Wagner est lisible chez Génération Science-fiction).  Le débat n’intéresse que le petit monde du fandom SF (wikigooglez pour savoir ce que c’est…) et quitte parfois le terrain de l’analyse pour tomber dans la cour de récré (du style ‘nan c’est pas vrai j’ai pas dit ça’). La critique de La Créode de Joëlle Wintrebert est un autre exemple. La critique est élogieuse et le critique se voit obligé de se défendre de collusion (Le Bélial éditeur de La Créode est aussi l’éditeur de Bifrost). Le recueil de Joëlle Wintrebert n’a reçu que des critiques élogieuses  (là aussi googlez pour voir) donc il me parait difficile d’intenter un procès  d’intention à Bifrost et pourtant les bien-pensants du fandom SF risquent de le faire et le critique tente de s’en protéger (ou alors il provoque) … Le livre n’a pas besoin d’une (mauvaise et idiote) polémique. Une fois passé outre ces petits défauts j’ai pris plaisir à lire ce numéro. Moralité je suis réconciliée avec Bifrost et il fallait que j’en parle un peu ici.

Au sommaire, donc, trois nouvelles : Le Porteur d’eau de Jean-Marc Ligny, Viande qui pense de Don Lorenjy et Exhalaison (prix Hugo 2009) de Ted Chiang, des critiques livres, revues et des news. Le sommaire complet est consultable sur le site du Bélial. Et tant qu’à faire lisez aussi l’avis du Traqueur Stellaire.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

14 commentaires sur “Bifrost n°56”