Le Volcryn – George R.R. Martin 7


Le Volcryn

de George R.R. Martin

Éditions ActuSF – 158 pages

Ma toute première expérience avec George R. R. Martin (n’y voyez rien de sexuel, merci !) n’a pas été très concluante. C’était avec le premier tome du Trône de Fer, son archi-connue saga de fantasy. Je n’ai pas dépassé la page 80 : trop de personnages, pas d’assez d’action, un monde sans originalité… Bref je n’ai pas accroché du tout à la série.
Pour participer au Summer Star Wars de Mr Lhisbei je cherchais un court roman ou une novella de space opera. Je suis peu friande de batailles spatiales et d’empires galactiques et je ne voulais pas m’embarquer dans une saga à rallonge. Le Volcryn répondit parfaitement à mes besoins. Dans la PAL de Mr Lhisbei après notre visite des Imaginales, je l’avais sous la main. Un  Prix Locus reçu en 1981 et des avis positifs sur la toile ont achevé de me convaincre.

Pour partir à la recherche des Volcryns, cette mystérieuse race d’extra-terrestres qui parcourt l’univers, Karoly d’Branin affrète l’Armageddon, un vaisseau spatial commandé par l’énigmatique Royd Eris. Les quartiers de ce dernier sont isolés de ceux du reste de l’équipe recrutée par d’Branin. Le commandant n’apparait jamais en personne : un hologramme le représente. Très vite, dans cet espace confiné, des tensions apparaissent et l’ambiance se dégrade. Quand l’un des membres de l’expédition décède dans des circonstances bizarres et que l’on s’aperçoit que Royd Eris surveille en permanence l’équipage, la paranoïa s’intensifie. Et les Volcryns sont encore loin…

Autant l’avouer tout de suite, si ce texte avait été plus long j’aurais, encore une fois, abandonné la lecture en cours de route (ouch!). Les premières pages auraient suffi à me faire fuir : l’introduction des personnages, présentés les uns derrière les autres « à la file », et le « planté » du décor m’ont prodigieusement ennuyé. En plus cette présentation ne m’a pas permis de bien différencier les personnages (et je déteste devoir revenir en arrière pour me remémorer qui est « bidule ») ni d’ailleurs de m’intéresser à la moitié d’entre eux. Heureusement les personnages les plus importants prennent, peu à peu, plus de relief (et de vie). Les autres (qui ne marquent pas par leur originalité) n’ont qu’une utilité, utilité que je ne dévoilerai pas ici sous peine de vous gâcher le plaisir de la lecture. Car, oui, du plaisir de lecture on en trouve – et pas qu’un peu – dans Le Volcryn. Passés les premières – et laborieuses – pages, George R. R. Martin installe un climat, une atmosphère, propre à piéger le lecteur. Au fil des pages il crée le malaise, instille la peur, exacerbe la paranoïa tout en jouant sur deux intrigues, le mystère des Volcryns et celui du commandant Eris, intrigues qu’il parvient à résoudre habilement au même moment. L’intensité du suspens happe le lecteur et les pages se tournent toutes seules jusqu’à l’apothéose finale. Le Volcryn nous offre un huis clos angoissant à souhait dont il serait dommage de se priver.

Si ce livre avait été plus long…  je serai passée à coté d’un très bon bouquin. Je devrais peut être retenter Le trône de fer  tiens…


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