Doctor Strange – Scott Derrickson 8


doctor-strangeDoctor Strange

Réalisé par Scott Derrickson

Avec Benedict Cumberbatch, Chiwetel Ejiofor, Tilda Swinton, Rachel McAdams, Mads Mikkelsen…

Synopsis
Doctor Strange suit l’histoire du Docteur Stephen Strange, talentueux neurochirurgien qui, après un tragique accident de voiture, doit mettre son égo de côté et apprendre les secrets d’un monde caché de mysticisme et de dimensions alternatives. Basé à New York, dans le quartier de Greenwich Village, Doctor Strange doit jouer les intermédiaires entre le monde réel et ce qui se trouve au-delà, en utilisant un vaste éventail d’aptitudes métaphysiques et d’artefacts pour protéger le Marvel Cinematic Universe.

Mon avis
D’accord, j’admets que je partais avec un a priori positif – chose assez rare s’il en est avec un film de super-héros. Je suis une fangirl absolue de Benedict Cumberbatch. Pas parce qu’il est beau et sexy, mais parce qu’il est charismatique et que c’est un sacré bon acteur (son incarnation de Sherlock est parfaite, et je suis exigeante depuis Jeremy Brett rien de moins). Ici, il incarne tour à tour un brillant neurochirurgien bouffi d’orgueil, un homme en perdition prêt à tout sacrifier pour retrouver ce qu’il a perdu, un magicien en apprentissage, travailleur acharné mais toujours aussi imbuvable d’arrogance pour terminer en Doctor Stephen Strange, gardien investi dans la protection du monde réel. Les autres acteurs ne sont pas en reste : Mads Mikkelsen tire bien son épingle du jeu face à un Strange omniprésent. Chiwetel Ejiofor, Tilda Swinton et Rachel McAdams n’ont pas grand chose à se mettre sous la dent et c’est dommage.
Du côté du scénario, prévisible – mais c’était prévisible qu’il le soit- retour aux fondamentaux avec la naissance d’un superhéros. Je préfère cette structure à celle, chrorale, de certains Marvel où il faut exposer chaque personnage, sa vie, son passé, au détriment de l’avancement de l’intrigue. Ici le film se focalise sur Strange et le rythme du film ne faiblit jamais : les séquences « émotions » s’intègrent plus facilement dans la trame usée de ce genre de film. L’humour, teinté parfois d’une pointe d’ironie, est présent et quelques clins d’oeil aux autres films (notamment dans les scènes bonus) permettent de raccorder le mystique Strange aux autres films de la franchise. Je n’ai lu aucun des comics Marvel. Par contre, je dois avoir vu toutes les adaptations ou presque. Ce que je vois en train de se construire – un univers cohérent où chaque film est lié aux autres d’une manière ou d’une autre, avec une méta-histoire – est assez impressionnant. Le tout est plus que la somme des parties.
Visuellement, c’est très beau. Les décors, les costumes et le travail sur la lumière sont soignés. Les effets spéciaux kaléidoscopiques sont bien dosés (pas de mal de mer en vue) et restent impressionnants. Les deux heures de projection défilent bien trop vite.  J’en veux encore.

strange


Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

8 commentaires sur “Doctor Strange – Scott Derrickson

  • Lorhkan

    « Le tout est plus que la somme des parties », c’est bien résumé, et c’est un peu ce qui me fait tenir avec tous ces films de super-héros… Jusqu’à l’épuisement, qui viendra bien un jour ou l’autre…

    • Lhisbei Auteur de l’article

      Pour un néophyte, c’est assez marrant de voir les fils ténus qui les relient (je me demande ce que ça va donner quand Strange va rencontrer Iron Man, avec leurs fichus égos … :p)

  • yueyin

    tout pareil, j’ai particulièremetn aimé l’évolution du look de strange, de plus en plus près de son image de super héros Marvel 🙂 et puis le bonus quoi, ben oui je craque pour un dieu scandinave, ça arrive à des gens très bien 🙂

  • Vert

    Un film sympathique mais je n’y ai qu’à moitié adhéré, j’ai trouvé l’humour un peu lourdingue au début (heureusement ça se calme après).

    • Lhisbei Auteur de l’article

      Ah c’est dommage, ça. L’humour lourdingue au début, j’ai trouvé ça normal puisque c’est un gros lourd (un autre mot me vient en tête, mais mieux vaut ne pas l’écrire) :p ça va mieux quand il dirige son humour dans la « bonne » direction