Tag : Ereader vs Book : the final countdown

Un Tag piqué chez Le Chien critique. Parce j’aime ça, parfois et parce qu’il explore le rapport au livre numérique.

1. Pourquoi la lecture numérique ?

Parce que c’est simple, c’est léger, c’est pratique. Pour les vacances, les trajets en transports en commun, j’emporte une bibliothèque complète dans mon sac à main. Adieu les pavés trop lourds qui scient les poignets à la lecture et qui n’entrent pas dans ce sac à main. Adieu, la mauvaise surprise de ne pas accrocher au dernier des trois bouquins embarqués dans la valise. Et bonjour à l’adaptabilité. La vue qui baisse ? Pas grave, choix de la police, de la taille des caractères, des marges et des interlignes pour un confort maximum. L’éclairage de l’écran est doux et j’ai finalement l’impression de lire un livre au papier de qualité (au revoir les livres de poche à l’encre baveuse, au papier jauni qui s’effrite, aux livres moisis qui font éternuer ou au livres qui puent, parce que certains puent vraiment en vieillissant).
Et parce que les bibliothèques dé-bor-dent. Comptons. 5 bibliothèques Billy avec chacune deux sur-meubles dans la salle à manger (il y a une grande table et 6 chaises pour justifier le terme de salle à manger). Une bibliothèque à deux portes dans le salon, des caisses de livres et de Fiction dans le garage (toujours pas triés, ni rangés), 5 ou 6 piles d’uchronies et 2 demi bibliothèques sur le palier de l’étage semi-mansardé et une demi bibliothèque dans mon bureau. Et on est, pour une partie des poches, sur un double rayonnage déjà. Des années d’achats en librairie, festivals ou vide-greniers d’une quadra (juré de prix et qui reçoit des SP en prime) et d’un quinqua (qui ne peut s’empêcher de posséder le livre qu’il lit et qui collectionne le reste : de l’argenté chez Albin Michel, du Fleuve Noir à la fusée, du Masque SF et j’en passe). C’est simple, la place commence à manquer. Même si des aménagements sont encore possible (M. Lhisbei a déjà des plans), il faut ralentir la cadence. L’idée de vivre dans une bibliothèque ne me déplaît pas, mais j’ai peur qu’on finisse noyés sous les livres. Et comme M. Lhisbei est définitivement réfractaire au numérique (sa meilleure excuse ? Le bilan carbone du livre papier est bien meilleur), je me suis donc sacrifiée (le mot est un peu fort, j’en conviens) pour tester la lecture numérique. Et l’essayer, pour moi, c’est devenu « l’adopter ».
Quelle utilisation j’en fais ? A minima. Je n’utilise pas le wi-fi puisque je gère ma bibliothèque numérique avec Calibre : j’importe les ebooks à partir du PC. Je jette un oeil distrait aux statitisques de lecture une fois par an pour faire le bilan de l’année sur ce blog. La Kobo me sert à lire (une fois que j’ai réglé la police etc à mon goût), à surligner des passages. Je prenais des notes avec la Samsung arce que c’était facile avec le stylet. Avec la Kobo, je n’en prends plus. Je prends mon téléphone et j’enregistre une note vocale qui est retranscrite simultanément sous forme de texte que je m’envoie par mail (ça à lair compliqué comme ça, mais c’est simple en fait). Donc à minima : lire, surligner, marquer des pages, et, parfois, chercher un terme dans le dictionnaire (simple à faire).

2. Pourquoi avez vous choisi cette marque et pas une autre

En janvier 2011 (soit il y a plus de 6 ans, poutrelle), à la faveur d’une promotion de Samsung qui n’arrivait pas à écouler ses stocks de liseuses  – vendues à 329 euros au départ, bien trop cher pour du moyenne gamme – je faisais l’acquisition de la E60. A l’époque tout ce que je voulais, c’était une marque non liée à un vendeur (pas de Kindle donc) que je pouvais gérer à partir du PC. Le prix de vente (99€ chez Carrefour, 50€ remboursés par Samsung) et un test chez 01.net m’ont convaincue que c’était le bon moment et le bon matériel pour découvrir un peu plus en détail le livre numérique. Je trouvais ça assez raisonnable pour me lancer. Et je ne l’ai pas regretté une seule seconde. Je l’ai aimé d’amour pendant 4 ans ma E60. En janvier 2015, je craquais sur une Kobo Aura. Même si sa batterie commençait à donner des signes de fatigue, la E60 fonctionnait toujours et je l’aimais toujours d’amour. Mais l’Aura, plus petite, plus fine, était une vile séductrice avec ses 100 g de moins. J’avais lu des comparatifs, je savais qu’une liseuse Kobo pouvait se gérer indépendamment (merci Calibre). J’étais fixée sur une Glo mais la Fnac soldait ses Aura au prix de la Glo à ce moment là (oui, j’ai du bol avec les promos). Du coup, j’ai craqué pour une Glo. Elle a deux ans et elle se porte bien, mais je pleure encore l’absence de stylet. Je l’ai fait tomber une fois et elle a un coup, mais elle fonctionne encore très bien. J’ai aussi du changer l’étui de protection qui vieillissait mal. La E60 est tombée un paquet de fois sans avoir de séquelles ni matérielles ni logicielles. Je fais aussi souvent tomber mon smartphone, un Samsung aussi (et la télé aussi, mais on va éviter de la faire tomber), et l’écran est nickel, c’est incassable (comme les premiers portables Nokia). Notez quand même que tous ces objets ont un étui de protection (parce que je fais souvent tomber ce que je tiens dans les mains, sauf les verres…). Bref, j’ai la nostalgie de ma E60 et de son stylet…

ma kobo et son étui rouge
la kobo ouverte (le coup est situé en bas à droite mais reste peu visible)

3. Que pensez-vous des DRM ?

Franchement ? Je m’en fous. Oui, je sais, les DRM ne protègent rien et emmerdent beaucoup le lecteur. Je préfère acheter un livre sans DRM (d’ailleurs au passage, merci au éditeurs qui n’en mettent pas). Avant je boycottais les livres avec DRM (ou trop cher). Avec le temps, je me rends compte que ça ne sert à rien. D’autres se battent et le font bien (merci à eux). Perso, je me contente de faire sauter les DRM (c’est facile, vraiment soit avec calibre soit avec des petits soft qu’on trouve sur le net gratos – croyez-moi si j’y parviens, vous y arriverez aussi) et de lire. Un jour les éditeurs finiront bien par se rendre compte que les DRM sont des verrous inefficaces et qu’ils poussent au crime (c’est encore plus facile de télécharger un livre piraté que de faire sauter les DRM). Ou non. Mais ce n’est pas mon problème, c’est le leur. L’industrie du disque à survécu au piratage en s’adaptant au numérique. Si l’industrie du livre ne s’adapte pas, elle disparaîtra. Triste ? Oui. Mais d’autres systèmes se mettront en place (il y a déjà des circuits parallèles : auto édition numérique, maisons d’éditions 100% numériques) : les auteurs vont continuer à écrire et d’autres éditeurs prendront le relais, ceux qui auront intégré le numérique. En SF on a de la chance : Bragelonne, Milady, Le Bélial, ActuSF, Mnémos, les Moutons électriques et d’autres proposent des ebooks sans DRM à prix raisonnable. Il sont mis en place une stratégie d’intégration du livre numérique. A terme, cela fera une différence…

4. Que pensez-vous du piratage ?

Sur le principe, je suis contre. Je n’aime pas l’idée que quelqu’un (un écrivain, un éditeur, un libraire) puisse être lésé financièrement par le piratage. Mais parfois, je me dis que certains éditeurs récoltent ce qu’ils méritent. Des livres récents, mais indisponibles, piratés ? Un éditeur qui n’exploite plus un titre par manque de rentabilité ou qui n’a jamais sorti une version numérique du bouquin n’a pas à se plaindre. Il n’avait qu’à faire le boulot. Pour l’auteur en revanche… c’est plus difficilement justifiable. Je sais bien qu’un livre piraté n’est pas égal à une vente perdue, mais malgré tout, j’ai tendance à croire qu’on ne peut pas consommer tous les produits culturels gratos sinon la machine s’enraye et le créateur crève la misère… De toute façon, l’auteur crève déjà la misère, il y a tout un système de répartition de la richesse qui est à revoir (et pas que dans l’industrie du livre, dans la société). Il faut vraiment réfléchir à changer de modèle pour intégrer le numérique et survivre au piratage – l’industrie cinématographique et celle de la musique sont encore là et elles se portent mieux depuis qu’elles ont intégré le numérique plutôt que de lutter contre –  mais ça c’est le boulot des éditeurs, pas le mien. Est-ce qu’il m’arrive de pirater des livres ? Oui. Ceux que j’ai acheté en papier pour lesquels il n’existe qu’une version numérique pirate (parce que l’éditeur ne fait pas de numérique) ou des vieux bouquins qui n’existent pas en numérique, mais que la Team Alexandriz a numérisé. Est-ce qu’il m’arrive de prêter des livres numériques ? Oui, à un cercle restreint de lecteurs en numériques amis. Est-ce que je mets à disposition mes livres numériques sur les réseaux, ouverts à tous ? NON. J’agis avec mes livres numériques comme avec mes livres au format papier : j’en prête aux amis, mais je ne les photocopie pas pour le reste de la terre.

5. Les ebooks : trop cher ou pas assez ?

Réponse de normand : ça dépend de la politique de l’éditeur. Comme les DRM. Et souvent DRM et prix chers vont de pairs. Les grands groupes s’arrangent pour que le prix du numérique soit supérieur au prix du livre de poche pour protéger ces collections. Les romans ont donc parfois 3 prix de vente pour le même livre : entre 20-25 euros pour le grand format, autour de 15-16 euros pour la version numérique et de 9-12 euros pour le poche. Peu lisible, stupide et décourageant pour la lecture numérique. Mais c’est une stratégie à court terme qui fonctionne avec les adultes d’aujourd’hui. Mais les adultes de demain, habitués à avoir des écrans en main, ils feront quoi ? Ils consommeront comment le livre ? Parce que c’est aussi de ça qu’il s’agit. Conso et marketing. DRM et prix chers, à votre avis, c’est vendeur ?
Et je vais me répéter, en SF on a de la chance : les maisons indépendantes proposent des ebooks sans DRM à prix raisonnable, organisent des promotions (bon là ça devient le bordel parce que vous pouvez récupérer l’intégrale d’une trilogie numérique au prix normal d’un tome habituellement et ça me fait grincer des dents), et c’est simple, facile et rapide d’acheter un bouquin chez eux.

6. Les qualités et défauts de la liseuse

Qualités : pratique et adaptable à son utilisateur (cf le 1er point). Grande capacité de stockage, léger à transporter. L’éclairage de l’écran est doux et ne fatigue pas la vue.

Inconvénients :

  • C’est un objet technologique manufacturé. Sa fabrication pollue et il a besoin d’énergie pour fonctionner (il n’a pas souvent besoin d’être rechargé, certes) et son recyclage n’est pas facile et coûte cher. Un livre est plus écologique pourvu que le papier provienne de forêts gérées de manière responsable et que l’encre soit dépourvue de métaux lourds.
  • Il ne gère pas les couleurs (mais ce n’est pas plus mal : les belles couvertures rempliront les bibliothèques)
  • On ne peut pas faire dédicacer un ebook. Et, ça c’est très chiant je trouve.

Petit ajout de pub copinage : pour vos achats numériques, privilégiez le site de l’éditeur ou la librairie virtuelle d’ActuSF : Emaginaire.com.

Librairie Emaginaire.com

D’autres réponse chez un lutin,

Ce tag est à kinenveut, servez-vous !

Et le récapitulatif des points à aborder
1. Pourquoi la lecture numérique ?
2. Pourquoi avez vous choisi cette marque et pas une autre
3. Que pensez-vous des DRM ?
4. Que pensez-vous du piratage ?
5. Les ebooks : trop cher ou pas assez ?
6. Les qualités et défauts de la liseuse

Et parce qu’on termine en musique, avec des campagnards finlandais, les StevenSeagulls (ahahah, des mouettes !)…

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