L’Échiquier de jade – Alex Evans

L'échiquier de jadeL’Échiquier de jade

D’Alex Evans

Pocket – 304 pages

Après Sorcières associées, retour à Jarta, avec une nouvelle enquête des sorcières Padmé et Tanit.

Des mages et de la technologie

Pas de changement dans le caractère des deux mages et leur complémentarité. Padmé est toujours aussi sérieuse et pondérée et Tanit toujours aussi intrépide. La fille de Padmé, Jihane, joue ici un rôle plus important que dans le premier tome, elle grandit, un peu trop vite au goût de sa mère d’ailleurs. La magie, disparue quatre siècles auparavant, refait son apparition, par petites touches ou sur invocations maladroites ou volontairement dangereuses. Certaines ports ouvrent vers un univers parallèle, une dimension différente. C’est de ces univers que proviennent les créatures « surnaturelles ». La magie fonctionne sur des ressorts rationnels et quasi scientifiques. A Jarta on retrouve un mélange de technologies qu’on peut rattacher au steampunk (des dirigeables, des fusils…) et un univers de fantasy. A la difficulté de tenir leur cabinet de consultation en surnaturel dans une mégapole où les artefacts sont sources de pouvoir et d’argent et donc de trafics en tout genre, s’ajoute cette fois l’attention des autorités. Pour lutter contre les démons, les forces de police sont débordées et ne disposent ni des connaissances nécessaires ni de l’envie de travailler avec les mages et encore moins de les rémunérer pour un travail d’intérêt public. Ces derniers, farouchement indépendants et assez individualistes, songent même à créer une guilde, un syndicat, pour défendre leurs intérêts. Se pose aussi la question du statut et de la rémunération des sorciers et sorcières. Toute ressemblance avec les débats sur la rémunération des auteurs et autrices doit être purement fortuite…

Des rebondissements et un complot politique d’envergure

L’effervescence est à son comble dans cette vile déjà grouillante d’activité habituellement. Les mages doivent traquer et éliminer un démon qui a déjà dévoré deux personnes dans le quartier des Sept Cadrans. Les élections approchent et, comme si cela ne suffisait pas, la ville s’apprête à accueillir une délégation du puissant et belliqueux empire de Yartège. La tension est à son comble. Quand l’échiquier de jade censé être offert à Astarté, l’émissaire dudit empire, disparait au sein même du très sécurisé palais, cela augure de négociations compliquées. Tanit est missionnée par le cabinet du Consul de Jarta afin de le retrouver. De fausses pistes en rencontres, de mystères en intrigues, le rythme ne faiblit jamais. La narration alterne, comme dans le premier tome, entre les voix de Tanit et de Padmé et quelques flashbacks permettent de mieux faire connaissance avec les deux sorcières et éclairent leur parcours. Le ton reste léger, empreint d’humour et parfois de gravité. On peut lire L’Échiquier de jade sans avoir lu Sorcières associées – les enquêtes sont indépendantes, mais il me semble que a lecture des deux titres prend l’univers plus tangible. En outre, si vous avez passé un bon moment avec Sorcières associées, nul doute qu’il en sera de même avec cette enquête pour retrouver l’échiquier de jade.

Un extrait

exrait de l'échuiquier de jade

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1 réponse

  1. 02/08/2020

    […] dystopies : les mondes indésirables de la littérature et du cinéma de Jean-Pierre Andrevon et L’Échiquier de jade d’Alex Evans,mais aussi les retours de chronique de Bifrost avec La Trilogie de la Lune, […]

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