Trois romans de SF et d’amour pour la Saint Valentin

Célébration romantique de l’amour pour les uns, fête commerciale pour les autres et peut-être même les deux , ce jour de Saint Valentin est propice à l’échange de mots doux et aux célébrations de plaisirs divers et variés (que votre imagination ne connaisse aucune limite – ou, à la réflexion, vous connaissant un peu, posez-vous quand même quelques bornes à ne pas franchir : restez dans la légalité par exemple). Pour rester dans le ton – celui de l’amour pour ceux qui ne suivent pas – le RSF Blog vous propose trois romans de science-fiction (ou apparentés, les étiquettes ne sont pas importantes) et d’amour (qui a pensé romance ? Ra-té) à lire pour la Saint Valentin. Oui, trois romans seulement, libre à vous d’en proposer en commentaire ou de compléter cette courte liste sur vos blogs respectifs (sentez-vous libre de faire ce que vous voulez). Précision : classement par ordre alphabétique des titres (pas par coup de coeur, il ne faudrait pas ajouter une couche supplémentaire de guimauve à ce billet). Enjoy !

Le Livre de M – Peng Sheperd

Max et son mari Ory assistent au mariage de leurs meilleurs amis, Paul et Imanuel, dans un hôtel perdu au fond des bois de Virginie. Ils voient déferler l’épidémie qui a débuté en Inde lors du Jour Sans Ombre : les gens perdent leur ombre en même temps que leurs souvenirs et leur identité. Nul ne sait pourquoi ni comment les ombres s’évaporent. Un jour Max perd son ombre. Elle se sait condamnée. Ory lui offre un dictaphone pour qu’elle y consigne ses pensées et puisse réécouter ses souvenir. Par amour pour Ory, pour le protéger, Max s’enfuit. Et lui, par amour, part à sa recherche. Le Livre de M offre bien plus qu’une histoire d’amour désespérée dans un monde apocalyptique, mais ça, vous le découvrirez en le lisant.
Ma chronique ici. La fiche du livre chez l’éditeur (Albin Michel Imaginaire)

Passing Strange – Ellen Klages

Direction San Francisco en 1940. Son quartier chinois, Chinatown et ses bars et boites de nuits excentriques appâtent les touristes. La ville dégage un parfum de scandale qui envoute. L’homosexualité est prohibée, mais les autorités tolèrent les activités illicites tant qu’elles servent les intérêts économiques de la ville. On y suit un groupe de six femmes qui se serrent les coudes. Helen Young vient de s’installer à son compte comme avocate. Elle bute sur deux difficultés : c’est une femme et elle est d’origine japonaise. Pour vivre elle se produit dans un club de nuit. Elle tente d’aider Haskell, artiste et illustratrice de couverture (hypersexualisées) de pulps à divorcer d’un mari défaillant. Haskell recueille Emily, anglaise virée de son université parce que lesbienne. Autour d’elles, on trouve Franny, cartographe en couple avec Babs, maître de conférence et Polly, seize ans, que son père a voulu protéger des la guerre en Europe. Radiographie d’une époque et de la vie de ces six femmes amoureuses, lesbiennes et pour certaines, un peu magiciennes. Une histoire de sororité entre femmes qui tente de vivre dans un monde où les hommes ont presque tous les droits et les femmes pratiquement aucun.
Mon avis ici. La fiche du livre chez l’éditeur (ActuSF).

Pierre-de-vie – Jo Walton

Appelkirk, un paisible village de huit cents âmes admirablement administré, est situé dans les Marches, région centrale d’un monde où le temps ne s’écoule pas de manière identique d’est en ouest. En Orient, territoire des dieux, la magie est puissante, le temps passe plus vite et il est très difficile d’y exister en tant qu’individu isolé. En Occident, au contraire, pas de magie. Le temps s’y fige et ses habitants vivent de routines et d’habitudes. A Appelkirk on connaît une magie presque domestique, utilitaire, une magie que l’on parvient à canaliser pour qu’elle ne menace pas l’équilibre du monde. Le personnage central du roman, Taveth, est capable de voir les gens à différentes étapes de leur vie, sous forme de multiples ombres. S’il y a un domaine dans lequel le petit village n’est guère conventionnel, cependant c’est bien celui de l’amour. Taveth aime Ferrand, le seigneur d’Appelkirk, et son mari Ranal, qui exploite les terres pour Ferrand. Ranal l’aime en retour, mais entretient une relation avec Chayra, l’épouse de Ferrand. Ce polyamour a donné naissance à une famille joyeuse et soudée et fonctionne à la condition que chacun respecte les sentiments des autres et veille au bien-être émotionnel de tous. La vengeance d’une déesse va venir bouleverser la vie tranquille d’Appelkirk.
Mon avis ici. La fiche du livre chez l’éditeur (Denoël Lunes d’encre).

Voilà trois romans où l’amour tient une place centrale même s’il ne s’agit pas, à proprement parler, de romance. Et puisque la Saint Valentin est aussi une fête commerciale, vous êtes invités à dévaliser vos librairies préférées !

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6 réponses

  1. Alys dit :

    Belle idée! Ça me rappelle que Passin Strange me tentait bien…

  2. Baroona dit :

    J’en ai lu deux sur trois, est-ce que ça fait de moi un amoureux des livres ?
    Vu leur qualité, il faudra donc vraiment que je rattrape « Le Livre de M ».

  3. Yuyine dit :

    J’ai adoré les deux premiers, pas encore lu le Jo Walton. Moi je conseillerai l’irrévérencieux Le jour où j’ai dévoré mon père, ma mère… et trouve l’amour. Du zombie et de l’amour!

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