Ils ont rejoint ma PAL (182)

¿Hola, qué tal? Ici, c’est « muy bien ». On va sortir le blog de la faille spatio-temporelle dans laquelle il est tombé en juillet avec le traditionnel billet sur la vie de la PAL (Pile à Lire).

J’avais prévu de faire le billet de juillet juste avant de partir en road-trip familial (4 adultes dans une voiture, moyenne d’âge 59,5 ans et je suis la plus jeune, LOL) sur la côte Nord de l’Espagne (en partant du Nord de la France, je laisse calculer le bilan carbone d’un SUV hybride rechargeable qu’on a pas rechargé), tout ça pour observer une éclipse de soleil totale sur une plage de Galice (fun fact, le spot qu’on avait repéré la veille était occupé par la NASA le jour même – pas grave, sur une plage de 1700m de long, on a vite trouvé un plan B). Mais il se trouve qu’un road trip, ça se prépare et qu’on était sérieusement à la bourre (sauf pour l’éclipse, on était prêts et on en a pris plein les mirettes). Le billet de blog (qui devait aussi annoncer la pause) est donc passé à la trappe. Au retour, pas mal de petits impératifs, de déplacements professionnels (avec des TGV en retard, sinon c’est pas marrant),  de la fatigue (50 ans et la périménopause, c’est une plaie – être une femme c’est une plaie sur ce plan là) et une side-quest professionnelle qui consiste à apprendre un nouveau métier qui ne sera qu’annexe mais qui exige une formation bien costaude m’ont tenue éloignée du blog. Le retard accumulé est dantesque (j’exagère si je veux).  Donc je vais commencer par lister les entrées et sorties de l’été (plus précisément de juillet et d’août – septembre ce sera fin octobre, un billet pour les deux mois et ce sera très bien) et j’en profiterai pour évaluer le retard accumulé et décider des mesures (drastiques) à prendre. Il y a trop de parenthèses dans cette (trop longue) introduction ? Tant pis. On enchaîne. Quels livres ont rejoint les étagères, lesquels les ont quittées, et comment se porte madame la PAL (Pile à Lire) en juillet et en août ?

Les entrées en PAL

En juillet et en août, c’est simple, en entrée il n’y a qu’un seul titre et il ne compte pas dans la PAL (sans vouloir teaser, il y aura du numérique en septembre – le traitement de la boite mail est aussi à la bourre). Voici donc l’entrée en PAL du Bifrost 123 consacré à Roland C Wagner.

 

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+0 titre en PAL (ouf !)

Et les sorties de la PAL, alors ?

En juillet et août sont sortis de la PAL :

  • Un lieu ensoleillé pour personnes sombres de Mariana Enriquez (rattrapage pour le prix Planète-SF des blogueurs). Pas de billet. Pas accroché à ce recueil de nouvelle, ni à l’écriture (j’étais déjà mitigée Notre Part de Nuit – cela ne l’a pas empêché d’être le lauréat 2022). Je vous propose de lire le billet d’Alias avec lequel je suis plutôt raccord)
  • Le Livre des passages d’Alex Landragin (rattrapage pour le prix Planète-SF des blogueurs aussi). Le livre regroupe trois récits indépendants. Le premier est la confession intime de Charles Baudelaire. Le deuxième est un thriller littéraire se déroulant à Paris en 1939 autour d’un manuscrit perdu. Le troisième est un conte fantastique qui traverse les siècles, racontant le destin de deux amants capables de faire voyager leur âme de corps en corps. L’ordre de la Baronne est une alternative de lecture. Plutôt que de lire les trois récits l’un après l’autre de manière classique, on saute de chapitre en chapitre à travers tout le livre, guidé par des indications à la fin de chaque section. Cet ordre assemble les trois histoires distinctes pour révéler une seule et unique grande fresque romanesque, centrée sur le thème de la réincarnation. Je l’ai donc lu dans l’ordre de la Baronne et apprécié à sa juste valeur. Je ne suis pas sûre que j’aurais fait tous les » bons » liens en lisant les trois parties les unes après les autres. Bonne pioche, donc et je vous invite à lire le billet de Gromovar avec lequel je suis plutôt raccord.
  • Demain les origines de Christian Chavassieux (rattrapage pour le prix Planète-SF des blogueurs). Clairement, c’est la lecture la plus plombante pour le moral des rattrapages de cette année. Mais ce roman post effondrement est impressionnant que ce soit sur le fond comme sur la structure, la narration et la plume. En réaction il m’a fallu une lecture plus optimiste et j’ai donc audiolu le dernier Chamanadjian pour contrebalancer (on y reviendra). Je vous invite à lire le billet du Chien critique avec lequel je suis plutôt raccord.
  • Les Plus Jeunes Années du monde de Marie-Lorna Vaconsin (billet à venir).
  • La Menace Électrique de Victor Fleury et Vincent Longrive. Lu pour le prix ActuSF de l’uchronie. L’histoire se déroule en 1905, au sein de l’Empire Électrique. La tranquillité du pays est soudainement bouleversée par l’apparition d’un mystérieux satellite dans le ciel, ce qui provoque une vague de panique générale. Elle suit deux personnages principaux : Napoléon Aurèle, jeune empereur au pouvoir encore fragile qui décide de s’engager sur le porte-aéronef du ministre de la Guerre afin d’intégrer une escadrille de pilotes d’élite et Zéphine, fille de la redoutable comtesse de Cagliostro et amie d’enfance de l’empereur qui rêve d’aventure. Rythme rapide mais protagonistes adolescentes : je n’ai pas vraiment accroché.
  • A Language of Dragons, T 2 :  A war of Wyverns de S. F. Williamson. Lu aussi pour le prix ActuSF de l’uchronie. Young adult avec des protagonistes immatures. Je n’avais pas trop accroché au premier tome et j’ai encore plus décroché sur ce 2eme tome. A l’origine, l’histoire de Vivien devait tenir sur deux tomes. Mais la série se transforme en trilogie et ce tome de transition souffre de longueurs, de bavardages inutiles et d’un rythme inégal. Cela vient gâcher tout le travail sur la linguistique, la traduction et la cryptographie.
  • Heureux comme jamais de Guillaume Chamanadjian (billet à venir parce qu’il comptera pour le Summer Star Wars)

-6  titres en PAL

Ce qui nous donne une PAL à 147 titres.

Et le reste ?

Côté blog, avant les vacances, j’ai chroniqué Team building de Katia Lanero Zamora, Le Ministère du temps de Kaliane Bradley et Une espèce en voie de disparition de Lavie Tidhar. J’ai chroniqué La Vallée aux échos de Scott Alexander Howard pour Bifrost. Il me reste le billet sur Où repose la hache de Ray Nayler à terminer en plus des titres lus cet été et listés plus haut. J’ai aussi fait un billet d’escale pour le challenge Summer Star Wars. C’est le challenge qui a le plus souffert de cette éclipse de blog. Je vais donc recenser correctement les participations et les relayer sur les réseaux sociaux avant le bilan final. J’ai aussi posté un premier retour sur les Imaginales avec les conférences du jeudi (Imas assez particulières pour moi cette année – je verrai si je continue parce que ce ne sont pas de bons souvenirs).

Côté ciné, alléluia. On est allé voir un film : Disclosure day de Steven Spielberg. (Le Jour de la Révélation). Ovnis et extraterrestres, course contre la montre pour révéler au grand public l’existence d’une vie extraterrestre intelligente que le gouvernement dissimule depuis des décennies. On retrouve la quête obsessionnelle de la vérité par des citoyens ordinaires qu’on trouvait déjà dans Rencontres du troisième type et la même empathie et la même forme d’émerveillement que dans E.T. l’extra-terrestre. Nous avons bien aimé.

Dans le canap, on a commencé la saison 3 de Reacher (pas de SF donc) et je boulotte tranquillement The Pitt (le retour du Dr Carter et des urgences pour quelqu’un qui a vu deux fois la totalité de ER c’est vraiment top et l’angle d’attaque choisi – un service surchargé et sous-financé et le stress post traumatique dû à l’épidémie de COVID – est très réaliste).

On termine en musique avec un bon vieux Dire Straits qui fleure bon le goût des vacances (passées) !

 

 

 

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