Grandville mon amour – Bryan Talbot


Grandville mon amour

De Bryan Talbot

Milady Graphics – 104 pages

Voir le billet sur le tome 1 Grandville. J’avais commandé les deux tomes le même jour. Ils sont donc logiquement arrivés ensemble. C’est dommage pour ce tome 2 parce que l’impression au premier abord est moins bonne que pour le premier tome. La faute à la couverture plus terne de ce deuxième opus : le rouge n’est plus aussi « pétant » et la police du titre n’est plus ourlée d’argent mais d’un blanc tout simple. Comme dans le premier tome, Bryan Talbot nous offre une postface. Elle est ici plus légère : une biographie par l’éditeur. suivie d’un pas-à-pas d’une case, de son crayonné jusqu’à la version finale.

Du côté du fond, cette nouvelle aventure de l’inspecteur LeBrock est plus sombre que la précédente et plus centrée sur le personnage de LeBrock, qui souffre d’une peine de coeur, en plus d’une peine d’orgueil. Il a été mis sur la touche par sa hiérarchie dans l’enquête menée suite à l’évasion spectaculaire de L’Enragé le jour même où il devait être guillotiné. Or LeBrock sait qu’il est le seul à même de pouvoir arrêter ce tueur fou même s’il découvrira qu’il n’est pas infaillible. Bien entendu les ingrédients du premier volume sont à repris et, d’une banale traque d’un serial-killer, nous basculons dans une intrigue politique de haut niveau parsemée de meurtres horribles, de traques et de violence. Si les clins d’oeil et les références sont toujours aussi jouissives, l’humour manque un peu. Cet inconvénient est largement compensé par la richesse psychologique du personnage de LeBrock. Le graphisme, quant à lui, est toujours aussi époustouflant. Du grand art encore une fois.

Je ne résiste pas à mettre ici le « trailer », bel outil marketing s’il en est (mais bon il est irrésistible). Vous noterez qu’il est « sans paroles » et donc accessible peu importe la langue du spectateur… futé non ?

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