Star Wars Identities 9


Le week-end dernier, nous étions donc sur Paris pour le festival Zone Franche (des photos ici et ). Mais ce que j’attendais avec le plus d’impatience c’est bien l’exposition Star Wars Identities, proposé à la Cité du cinéma en Seine St Denis. J’étais tellement impatiente que j’avais craqué pour les billets collectors… A 22€ (oui cette exposition n’est déjà pas donnée), il a fallu ajouter quelques euros supplémentaires pour la carte et le tour de cou.

Photo pourrie de fangirl prise au smartphone sur un lit d’hôtel

Nous avions donc pris des places bien en amont (il le faut parce que c’est complet très vite le week-end) pour le dimanche à 14h. Nous sommes arrivés un peu en avance pour être sûrs de ne pas arriver en retard (vous suivez toujours). Au premier abord, le site n’est pas complètement fini, les passerelles ont un air de provisoire qui dure, la consigne pour déposer les sacs, gratuite (ça c’est le point positif), se trouve dans un Algeco (pardon pour la marque) et il n’y a que deux toilettes (avec les inconvénients afférents : longue file, panne de savon, panne de serviette en papier, heureusement pas de panne de PQ). Il est clair que le site n’est pas fait pour accueillir des visiteurs.

A l’intérieur, nous sommes accueillis par Amidala

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Dans le hall, un espace pour faire la file et entrer, un bar proposant une petite restauration et des tables et chaises. Il fait très sombre mais cela n’empêche pas de voir que les tables ne sont pas nettoyées, le sol non plus. Nous étions un dimanche, il y avait beaucoup de visiteurs (et beaucoup se fichaient de ce qu’ils laissaient ou de ce que leurs enfants, surexcités laissaient derrière eux) certes mais bon quand c’est crade, c’est crade.

Les entrées se font par vague : le nombre de bracelets et d’audioguides distribués permet de réguler le flux. Cela permet aussi de visiter l’exposition dans de bonnes conditions malgré la foule. Mais comme les visiteurs peuvent passer le temps qu’ils veulent dans l’exposition, le système montre vite ses limites quand la fréquentation est au plus haut. Nous sommes donc entrés avec une demi heure de retard. Je n’ose imaginer le retard accumulé pour les visiteurs de 17h…

Nous enfilons le bracelet qui nous permettra d’enregistrer les réponses aux 10 questions posées tout au long de l’exposition et pénétrons dans l’exposition. Star War Identities n’est pas une simple exposition sur Star Wars. C’est plus une exposition sur ce qui permet de se construire une identité et sur la manière dont nous nous construisons : nos origines, nos influences et nos choix nous font évoluer au fil du temps. Star Wars offre des illustrations pertinentes et un univers suffisamment étoffés pour adopter un tel angle de vue. Aux éléments de décors, costumes, maquettes qui en mettent plein les mirettes, s’ajoute donc un parcours très interactif où le visiteur est amené à faire ses choix et à construire sa personnalité. Des films reprenant des points de théorie (j’ai jubilé quand j’ai vu apparaître le code Holland) permettent d’illustrer et de comprendre les processus du choix, de décrypter l’influence de la société, de nos amis, de nos mentors. Tous les champs sont explorés de manière ludique et accessible aux enfants (avec l’aide des parents quand même). Les dix stations abordent les origines, les aptitudes, l’éducation, les épreuves, les rencontres, les valeurs jusqu’à la question finale de Palpatine. Bien sûr, le jeu est un peu faussé dès le départ. Dans la vie on ne choisit pas ses origines, ses gènes, ses parents et l’éducation qu’ils vous donnent, la société dans laquelle on vit. On ne maîtrise donc pas tous les paramètres même si on choisit, à un moment ou un autre, de s’affranchir ou de se conformer à l’éducation reçue, au modèle dominant de sa société et la direction que prendra notre vie etc. Dans cette exposition tout est affaire de choix et c’est aussi ce qu’il faut retenir : nos choix font de nous ce que nous sommes et ce que nous deviendrons.

Les voix des films sont québécoises et j’ai retrouvé en filigrane l’ADVP (Activation du Développement Vocationnel et Personnel), méthode québécoise avec laquelle j’ai travaillé sur l’orientation professionnelle dans le cadre de mon boulot. Autant dire que cette exposition a touché l’une des mes cordes sensibles. C’est assez drôle parce que mon employeur a eu la bonne idée de m’envoyer en recyclage sur l’orientation le lendemain et le surlendemain de ma visite de l’expo (me privant au passage d’une RTT salvatrice). Je ne vous dis pas la tête de la formatrice quand j’ai casé un petit laïus sur l’expo (fallait pas me priver de ma RTT). Et la tête de mes collègues … 

En plus de ce parcours initiatique, l’exposition proposait des maquettes, des storyboards, des croquis préliminaires agrémentés de nombreuses anecdotes sur la création ou l’évolution des personnages de la saga. Le Jabba que nous connaissons est assez éloigné du premier Jabba imaginé par exemple. Son oeil rappelle cependant quelque chose :

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L’oeil de Jabba le Hutt

Sans compter qu’ils avaient de l’humour chez Lucasfilm :

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Parmi les objets originaux, M. Lhisbei a craqué devant ceci (on en tirera toutes les conséquences…) :

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On retrouve bien entendu tous les personnages clés de la saga :

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Anakin


L’impressionnant Dark Vador


Maître Yoda

Solide sur le fond, splendide sur la forme, Star Wars Identities ne m’a pas déçu un instant. Et je n’ai pas regretté l’investissement de départ. D’autres photos pour vous donner envie :

Photos de C.Schlonsok tous droits réservés

A la fin de l’exposition, le bracelet vous annonce votre identité construite dans l’univers de Star Wars et vous avez la possibilité de recevoir votre profil par mail.

Je suis donc Lhisbei, une Twi’lek Femelle.
J’ai grandi sur la luxuriante planète Naboo, où les membres de ma communauté gagnaient leur vie comme paysagistes des nombreux sites patrimoniaux de la planète
. Durant les congés, mon meilleur ami et moi avions l’habitude de flâner dans les galeries d’art de la ville de Theed.
Mes parents exigeaient de moi beaucoup de discipline tout en m’offrant leur soutien, au besoin, et ils m’ont transmis
de remarquables habiletés sensorielles. Plus tard dans la vie, j’ai rencontré le légendaire R2-D2, dont les enseignements m’ont enrichie de connaissances qui me sont utiles au quotidien dans mes fonctions de sénatrice.
Je me rappelle la fois où j’ai atterri en catastrophe sur une étrange planète. Cet événement a eu une grande influence sur moi, car par la suite j’ai essayé de joindre les deux bouts en divertissant les troupes de guerriers tusken de passage en leur racontant des histoires de ma planète d’origine.
On dit souvent de moi que je suis une personne généralement aventureuse et curieuse, j’ai aussi tendance à être organisée et prévoyante.
Mais la chose la plus importante pour moi est la maîtrise de ma destinée : après tout, la liberté, c’est le droit de choisir.
Je suis modérément sensible à la Force; c’est sans doute pourquoi l’Empereur s’intéresse à moi.
Lorsqu’il m’a offert un pouvoir illimité en échange de mon allégeance, j’ai résisté à la tentation de me joindre à lui et à ses sbires et j’ai rejeté son offre.


J’ai quand même un air inquiétant…

 


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9 commentaires sur “Star Wars Identities