Festival Les Oniriques 2015 : compte-rendu (1/2)

visuel oniriquesDu 6 au 8 mars, à Meyzieu (tout les jeux de mots sont acceptés, mais il faut que vous sachiez qu’un bon nombre d’entre eux a déjà circulé), avait lieu le festival Les Oniriques. Nous étions présents le samedi et le dimanche et nous en sommes revenu avec quelques anecdotes et quelques photos (pas tant que ça en fait). Compte-rendu détaillé en deux parties.

A l’arrivée dans la médiathèque, prière de prendre un haricot magique et de faire un voeu. Le ton est donné. Les haricots servent à compter les visiteurs, certes, mais la mise en scène les plonge tout de suite dans l’ambiance festive et magique des Oniriques. Le festival est éclaté sur plusieurs lieux dont une belle médiathèque (plus sympa à l’intérieur qu’à l’extérieur) où se tenait les dédicaces, les stands et la majorité des conférences. A l’extérieur, sur une place, on trouvait un marché artisanal/médiéval (les nourritures terrestres étaient excellentes) et une taverne spécialement mise en place dans la maison des associations. Le cinéma offrait projections et conférences. Le programme s’agrémentait de brunchs, petits-déjeuners et thés avec des auteurs invités. Le soir, nous avons poussé l’audace jusqu’à nous aventurer jusqu’à la salle des fêtes pour écouter les Deep Ones mais globalement nous avons passé la plupart de notre séjour dans la médiathèque entre conférences et présence sur le stand des Indés de l’imaginaire. Ce festival nous a aussi permis de rencontrer ou de revoir des blogueurs régionaux : Blop, Anudar, Xapur et Élisa.

Soeur Anne, soeur anne ne vois-tu rien venir
« Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ? » « Je ne vois rien que le soleil qui poudroie, et l’herbe qui verdoie »
Zouaves
Étienne Barillier et moi dans notre état normal (ou presque)

Ce qui frappe le plus dans ce festival c’est son côté familial. Vous pouvez venir avec vos enfants, ils passeront une bonne journée : la médiathèque offre des jeux, des ateliers de créations manuelles (toi aussi fabrique ton robot avec des canettes de soda vides – et une canette de Grimbergen parfois), des contes, des animations. Résultat ? Les mômes, souriants, excités et heureux grouillent de partout. Les ados et jeunes adultes sont tout aussi choyés. Le parrain du festival, Erik L’Homme, sévit dans des collections jeunesse. Les adultes ne sont pas laissés sur le côté pour autant. Les Oniriques nous semble être le plus intergénérationnel de tous les festivals que nous avons fait jusqu’ici. A noter aussi, la forte implication des bénévoles et des associations locales dans ce festival. On sent le travail de fond pour proposer une programmation solide et des animations de qualité. On sent aussi que le festival est encore jeune – il s’agit de la seconde édition : quelques couacs dans la circulation de l’information, une gestion un peu serrée des stands mais les auteurs sont chouchoutés (café, thé, bonbons…). Le plus gros bémol pour moi : les horaires des conférence qui se chevauchent parfois au lieu d’être cadencées à l’identique (ex une conférence d’une heure à 14h, une autre à 14h30 et la troisième à 15h etc) avec parfois des « trous » de 1h30 entre deux conférences. La frustration est encore plus importante que sur des festivals classiques. Néanmoins, ces frustrations s’évanouissent rapidement devant la bonne ambiance de ce festival. Cette bonne ambiance éclate sur les murs de la salle Passerelle, utilisée pour une partie des conférences :

Aux Oniriques on trouve donc des stands, et des auteurs en dédicace (avec des files d’attente importante car l’espace est très contraint par la configuration de la médiathèque)

Club PdE aux Oniriques
Les associations : Club Présences d’Esprits et Parchemins et Traverses
Pascal Casolari
Pascal Casolari, illustrateur

Le soir, nous avons assisté à une partie du concert lecture des Deep Ones (Ghislain Morel, Christophe Thill, Robert Darvel, Mélanie Fazi, Ophélie Bruneau, Patrick Eris, Lionel Davoust). J’ai été particulièrement impressionnée par les vocalises d’Ophélie Bruneau, oniriques et planantes. Elles accompagnent parfaitement les textes lus. C’était une première expérience pour nous et c’est parfois compliqué de suivre le fil du texte tout en se laissant porter par l’accompagnement musical. L’esprit se laisse porter et, de temps à autre, s’égare dans les méandres musicaux. Difficile ensuite de retrouver le sens du texte.

Photos de C.Schlonsok tous droits réservés

Dans un prochain billet, nous reviendrons sur les conférences auxquelles nous avons assisté. En attendant, prolongez la balade avec le très raisonnable Xapur, la très sympathique Élisa et Shade of (GRR Martin) me.

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