Dark Matter – Blake Crouch 8


Dark Matter

De Blake Crouch

J’ai Lu Nouveaux Millénaires – 346 pages

Jason Dessen est un gentil prof de physique à l’université, marié à une charmante épouse, Daniela et a un fils adolescent plutôt facile à vivre. Une chouette petite vie qu’il ne regrette pas un seul instant. Pourtant, dans sa jeunesse, Jason était un chercheur en physique quantique prometteur et Daniela une artiste au potentiel créatif indéniable. L’arrivée surprise de Charlie, leur fils, a changé la donne.
Un soir en rentrant chez lui, Jason, se fait kidnapper par un inconnu. Ce dernier, bien que masqué, lui semble familier. Il pose des questions personnelles, lui pique fringues et alliance et lui injecte une drogue. Quand il revient à lui dans un laboratoire d’où il aurait disparu quatorze mois auparavant, Jason croit devenir fou : il est un physicien de premier plan, concepteur d’une « boite » qui permet de voyager de mondes parallèles en monde parallèles. Une boite « quantique », l’application pratique de l’expérience du chat de Schrödinger. Dans ce monde là, Jason  est célibataire et Daniela est devenue une artiste de renom après leur rupture. Et le Jason de ce monde là n’est ni plus ni moins que l’homme qui l’a kidnappé. Pétri de regrets, il lui a piqué sa vie, sa femme et son fils… Commence alors pour Jason une course effrénée pour retrouver sa vie d’avant…

Dark Matter est un thriller autour de la physique quantique qui fonctionne comme un vrai page-turner malgré son total manque de subtilité. Parce qu’on voit venir Blake Crouch de très, très loin sauf sur la toute fin où il sort une petite astuce scénaristique que je tairai ici (elle est parfaitement logique et cohérente dans le multivers de l’auteur). L’ambiance est très sombre : dans le monde du second Jason, son invention est un tel enjeu que la firme n’hésite pas à tuer pour protéger son investissement. Le lecteur a donc droit, à un rythme endiablé, à une enfilade de meurtres, de passages à tabac et autres courses poursuites et dignes d’un film d’action made in USA où le héros est seul ou presque face aux méchants – il y a toujours une jeune femme sympa et/ou naïve et/ou idéaliste qui aide le gentil qui n’avait rien demandé et surtout pas ça et qui va jusqu’à se sacrifier pour lui. Dans Dark Matter la règle est respectée. Le roman se lit vite et se révèle addictif.  Le style de l’auteur (des phrases courtes et percutantes) y est pour beaucoup et les passages explicatifs (on cause un peu physique des particules tout de même) passent tout seuls.

Challenge Summer Short Stories of SFFF
Lecture #4

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