Valérian et la Cité des mille planètes – Luc Besson

Valérian et la Cité des mille planètes

Réalisé par Luc Besson

Avec Dane DeHaan, Cara Delevingne, Clive Owen, Rihanna, Rihanna, Ethan Hawke, Kris Wu, Sam Spruell, Alain Chabat, Rutger Hauer…

Synopsis
Au 28ème siècle, Valérian et Laureline forment une équipe d’agents spatio-temporels chargés de maintenir l’ordre dans les territoires humains. Mandaté par le Ministre de la Défense, le duo part en mission sur l’extraordinaire cité intergalactique Alpha – une métropole en constante expansion où des espèces venues de l’univers tout entier ont convergé au fil des siècles pour partager leurs connaissances, leur savoir-faire et leur culture. Un mystère se cache au cœur d’Alpha, une force obscure qui menace l’existence paisible de la Cité des Mille Planètes. Valérian et Laureline vont devoir engager une course contre la montre pour identifier la terrible menace et sauvegarder non seulement Alpha, mais l’avenir de l’univers.

Mon avis
Luc Besson est le réalisateur qu’il convient de détester. Si, si, la liste des arguments contre est exceptionnellement longue que ce soit sur le chef d’entreprise, la qualité de sa production personnelle et celle des films que sa société produit. Et il tend même souvent le bâton pour se faire battre avec son école de cinéma, ses impôts ou le concours organisé pour certains costumes de Valérian qui récompensait royalement de 1000 dollars les gagnants par exemple. Et chacun de ses films lui vaut, a priori, des cris d’orfraie des critiques, suivis de près par des soupirs de crainte et/ou d’exaspération du public lors de la sortie des premières images ou de la bande annonce. Ici, en adaptant Valérian (et Laureline, mais rappelons que la série sortie dans les années 70 de Pierre Christin & Mézières s’intitulait Valérian, agent spatio-temporel et n’a été rebaptisée Valérian et Laureline qu’en 2007 – j’ai des preuves, M. Lhisbei, grand fan de space opera a les BD originales), Luc Besson a déjà déchaîné les passions avant même les premières images. Tout y est passé à commencer par le casting (pas ressemblant, pas adapté, les acteurs sont trop jeunes et ils font la gueule sur les photos) et le titre (trahison etc).

Dans notre belle contrée, Valérian et la Cité des mille planètes est sorti aujourd’hui. En 2D et en 3D. J’ai zappé la 3D – généralement trop sombre, trop mal fichue, elle me gâche le film. Alors qu’est-ce que ça vaut Valérian ? Autant le dire tout de suite, M. Lhisbei a adoré, moi moins, mais je n’ai pas détesté non plus (notez que je n’ai pas lu les BD, contrairement à M. Lhisbei). La scène d’ouverture, portée par Space Oddity de David Bowie est à tomber par terre au niveau visuel (une tuerie, c’est après que ça ce gâte). Le décor est planté et promet un univers d’une grande richesse en terme d’images. La promesse est tenue, même si on trouve des ressemblance avec d’autres films comme Avatar (dans l’esthétique, mais aussi dans la philosophie pacifiste et la notion de pardon et de rédemption) ou encore le Cinquième élément. Les courses poursuites dans la cité rappellent celles de Korben Dallas. La profusion de peuples extraterrestres, les costumes, l’univers font écho à ce film. D’ailleurs tout dans Valérian rappelle quelque chose d’autre – les habitants de Mül ressemblent aussi à des Maasaï, par exemple – ce qui confère au film un air de déjà-vu tout en dépaysant vraiment son spectateur. Les scènes qui se situent dans le marché à plusieurs dimensions / univers se révèlent très réussies et visuellement époustouflantes. Et drôles.
Et les acteurs ? Ils font le job, mais, parfois, ils n’ont pas grand-chose à se mettre sous la dent. Du passé des deux protagonistes, on ne sait pas grand chose. De leur mission, de leur employeur, non plus. Il manque sérieusement un contexte pour leur relation qui semble très artificielle. Parlons de leur relation, tiens. J’avoue m’être accrochée au siège pour ne pas éclater de rire. Valérian est un tombeur (du genre petit con qui s’assume, avouons-le) qui drague très lourdement Laureline (j’espère que ce n’est pas comme ça dans la BD). Du duo, c’est Laureline la plus mature (mais elle est moins gradée que lui, la tête brûlée, on ne va pas refaire le monde) et elle craque totalement pour lui sans lui montrer. Oui c’est digne d’une comédie romantique de seconde zone et ça donne lieu a des dialogues totalement mièvres sur l’amour et l’engagement (ben oui, parce que Valérian est un vrai gentil qui a juste peur de l’engagement comme tous les Casanova… *facepalm*). Les seconds rôles non plus ne déméritent pas : Rihanna (si,si, elle joue juste – la seule chose qu’on puisse déplorer n’est pas de son fait : on voit qu’elle est doublée pour les scènes de pole dance et le rendu est très moche), Alain Chabat (courte scène, mais bien employé), Mathieu Kassowitz, Clive Owen…
Et le scénario dans tout ça ? Prévisible de bout en bout, dans ses rebondissements. Sur deux heures vingt, le rythme est tel qu’on ne voit pas passer le film, mais on a le temps de chercher les clins d’oeil quand même. Ah oui, j’allais oublier l’humour. Je crois que j’ai vraiment ri deux fois aux blagues de Besson (l’humour facile / cliché fait moins rire à 40 piges qu’à 20).

En définitive, Valérian et la Cité des mille planètes est un film à voir sur grand écran pour ses images et ses effets spéciaux (et puis pour rêver d’un empire galactique de paix et de bonne volonté). Si vous vous fichez comme d’une guigne de tout ça, passez votre chemin.

un clin d’oeil (regardez sa main, merci)
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