Audiolecture – premier bilan

L’année dernière, sur une impulsion et sous l’influence de Lune (si, si) je me lançais dans l’audiolecture. Je passais donc un pacte avec une des filiales du diable au big boss mégalo, Audible, en m’abonnant (le 16/07/2020, soyons précis). Après une année, il est temps de faire un rapide bilan. Alors 12 mois d’abonnement, 12 audiolivres ? Que nenni. L’audiolecture a du mal à s’imposer.

Constat n°1 : quand et où audiolire ?

Audiolire, c’est lire sans tout à fait lire. Lire avec les oreilles me demande presque la même concentration que lire avec les yeux. Autrement dit, il est difficile de faire autre chose en même temps. Impossible de conduire en audiolisant par exemple : quand je conduis (pas de transport en commun pour aller bosser), je peux écouter de la musique mais si je tente l’audiolecture, je ne retiens rien. L’audiolecture s’est révélée totalement compatible avec les tâches ménagères, les travaux et/le bricolage, les pauses déjeuner par temps de covid (où l’accès à la salle de repas est interdit) et les insomnies (même si ça empêche de se rendormir).  Revers de la médaille, ces temps là étaient dédiés à l’écoute de podcasts comme ceux de C’est plus que de la SF ou La Méthode scientifique par exemple. L’équilibre est difficile à trouver…
Audible propose une rubrique Performance (j’ai l’impression de devoir optimiser ma pratique de l’audiolecture, c’est malin) et distribue des badges, des « récompenses » qu’on peut allègrement partager sur les réseaux (et faire de la pub). La collection compte 18 badges. Cela permet aussi de connaître les habitudes de lecture. Dans ma collection personnelle on trouve donc :

  • Oiseau de nuit : 6h d’audiolecture la nuit (les insomnies donc)
  • Guerrier du dimanche : 24h écoutées sur les week-ends (tâches ménagère & travaux)
  • Marathonien : au moins deux heures d’affilée (travaux, je peux même convertir ça en litres de peinture posée sur des murs)
  • Entre midi et deux : 3h pendant les pauses dej seule dans mon bureau (avec un casque- les cloisons sont fines et certains passages d’Émissaires des morts auraient retourné l’estomac de quelques uns de mes collègues)

Constat n°2 : on audiolit quoi ?

De la SF mais pas que. J’en ai profité pour faire de la relecture ou pour sortir de ma zone de confort (à savoir la SFFF) et renouer avec des genres que je lisais à la fac (pfiou il y a plus de 20 ans, donc). D’où le badge Dilettante pour des choix de lecture dans plusieurs genres différents.

J’ai donc lu :

  • Dune de Frank Herbert lu par Benjamin Jungers (en deux audiolivres) (classé en SF) . Durée d’écoute 18h + 6h59.
  • Son espionne royale mène l’enquête de Rhys Bowen lu par Tatiana Werner (classé en « thrillers et romans à suspense », plus précisément cosy mystery – je suis accro). Durée d’écoute 9h29.
  • Son espionne royale et le mystère bavarois de Rhys Bowen lu par Tatiana Werner (« thrillers et romans à suspense », cosy mystery). Durée d’écoute 10h24
  • Daisy Jones and the Six de Taylor Jenkins Reid lu par Ana Piévic, Marie Bouvier, Tatiana Werner, Alexandre Donders, Bénédicte Charton, Maud Rudigoz (classé en « fiction historique », c’est une façon de voir). Durée d’écoute 9h24.
  • Émissaires des morts Andréa Cort T1 d’Adam-Troy Castro lu par Camille Lamache (SF). Durée d’écoute 20h57. Ce qui m’a valu de récolter deux badges spécifiques (je suis fascinée par ces badges) : Grimpeur pour avoir terminé un titre d’une durée supérieure à 20h et Feuilleteur pour avoir audiolu pendant au moins 7 jours d’affilée.
  • La troisième griffe de Dieu, Andrea Cort T2 d’Adam-Troy Castro lu par Camille Lamache (SF toujours). En cours. Je pense que je suis autant addict à Andrea Cort qu’à la voix de Camille Lamache. 13h53.

J’ai commencé et calé dans Le Messie de Dune de Frank Herbert toujours lu par Benjamin Jungers. (durée d’écoute 10h20).

Au total, j’ai lu 3 jours 9h et 51 minutes (merci la rubrique Performance). Et je dispose de statistiques avec de beaux graphiques sur les temps d’écoute du jour, quotidien, mensuel (un vrai tableau de bord pour piloter sa performance) mais aussi d’une progression par niveau de Débutant à Maître en passant par Novice ou Érudit – on se croirait dans un ordre religieux dans un monde imaginaire.

Constat n°3 : la voix c’est important

Je le notais plus haut : audiolire, c’est lire sans tout à fait lire. C’est tout aussi joué que lu. Et personnellement, j’ai l’impression que la voix porte des nuances que je n’aurais pas toujours perçu à la lecture. J’avais fait un test avec American Gods de Neil Gaiman, audiolu et lu en parallèle. Ma lecture était beaucoup moins riche, je ne percevais pas tous les sous-entendus par exemple. En bref, ces lecteurices sont meilleurs lecteurs que moi et c’est une excellente raison pour continuer à lire en audio.
Vous avez déjà essayé de faire la conversation avec quelqu’un dont la voix vous insupporte autant que le bruit d’une craie sur un tableau noir ? Vous êtes déjà tombé amoureux rien qu’en entendant la voix de quelqu’un ? Moi, oui, dans les deux cas. Audiolire c’est aussi apprécier la voix qui lit, en plus d’apprécier la manière dont elle lit, sous peine de faire de l’écoute un enfer. Là c’est une question de goût. Heureusement, des extraits sont disponibles pour tester cette voix et voir si ça matche.
J’ai aussi modifié la vitesse de lecture pour certains titres : je l’ai accéléré à 1.25 pour la majorité d’entre eux sauf Émissaires de morts où je suis à 1.10 maxi. Donc j’audiolis au rythme d’une tortue en prime.

Constat n°4 : la pause c’est le bien

Sur un an d’abonnement, je n’ai lu que 6 titres. Un audiolivre me tient deux mois, ce n’est pas un rythme d’enfer. Avant de comprendre ce qui m’arrivait, j’avais une mini-PAL composée du Messie de Dune (ça m’apprendra à abandonner une relecture en cours, tiens) et La Peste et la Vigne: Le Cycle de Syffe T2 de Patrick K. Dewdney lu par Nicolas Planchais (durée d’écoute : 18h52) que je compte lire (si, si). J’ai ensuite mis l’abonnement en pause, le temps de lire deux titres. Puis j’ai repris de nouveau quelques titres avant de repasser l’abonnement en pause. Cependant, j’ai du interrompre cette seconde pause pour Émissaires des morts  qu’il fallait rattraper avant la délibération du jury du Planète-SF (à l’heure où j’écris ces lignes, la délibération n’a pas encore eu lieu). Sans surprise, il m’a fallu les deux mois d’été pour écouter Émissaires des morts (bon d’accord, presque 21h de lecture, ce n’est pas rien).

Donc en résumé, l’audiolecture peine un peu à trouver sa place mais commence tout doucement à s’installer dans mon quotidien. Si j’ai pensé un temps à résilier l’abonnement, les pauses me permettent de rationaliser ma consommation (c’est le mot juste, Audible est avant tout un marchand). Rendez-vous l’année prochaine pour savoir si cette façon de fonctionner est viable sur plus long terme !

Mais avant de se quitter, voici, en bonus, les badges :

 

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12 réponses

  1. NicK le vilain dit :

    Merci pour le retex.

  2. Alys dit :

    Ce bilan est super intéressant. Merci. Je pense que l’audiolecture ne fait pas pour moi, mais c’est intéressant de voir ce que font les autres.
    Je comprends ta fascination pour ces badges, c’est tout un programme!

  3.  » je l’ai accéléré à 1.25 pour la majorité d’entre eux sauf Émissaires de morts où je suis à 1.10 maxi. Donc j’audiolis au rythme d’une tortue en prime. »

    euh, j’audiolis énormément (un tier de mes lectures) et je suis à une vitesse de 1.0, aucune accélération, donc pour moi tu es une lièvre….

  4. lutin82 dit :

    Je ne parveisn pas à enchainer l’écoute. AU bout d’une demi-heure, mon esprit s’évade.

  5. Lune dit :

    Audiolecture forever. Moi en voiture ça va ! Enfin pas en ville, mais pour les longs trajets !

    • Lhisbei dit :

      J’ai 6 /8 minutes d’autoroute sur mon trajet de boulot, mais même là c’est compliqué (nos autoroutes sont assez chargées, faut être vigilant). Faut vraiment que je ne fasse rien qui me demande une forme de concentration (le ménage c’est parfait, des gestes répétitifs comme la peinture, ça marche super bien aussi). Des longs trajets en voiture je n’en fais que très rarement seule (toujours par deux nous allons…)

  6. shaya dit :

    Ha pas mal cette affaire de badge ! Bon pour le coup c’est clairement pas pour moi l’audiolecture vu ma concentration auditive, mais c’est intéressant de voir comme ça se développe

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