300 – Zack Snyder 7


300

Réalisé par Zack Snyder

avec Gerard Butler, Lena Headey

Synopsis (merci Comme au cinéma)
Xercès, le roi Perse, veut conquérir le monde. Avec son armée d’un million d’hommes, il fait soumettre des centaines de nations à sa volonté. Le tyran menace, aujourd’hui, les cités grecques et en particulier, Sparte. La folie colonisatrice de ce souverain le mènera à insulter l’honneur du roi Léonidas. Son arrogance et sa soif de pouvoir lui feront oublier les faiblesses de son armée. Xercès possède un million d’hommes, mais Léonidas, lui, commande 300 guerriers, prêts à tout pour défendre leur liberté… Le jour de la bataille de « Thermopyles », la terre tremblera, les boucliers se briseront, le sang coulera… Mais les spartiates ne tomberont pas…

Mon avis
Gladiator a marqué le retour d’un genre dépassé : le péplum. Seulement Ridley Scott avait placé la barre un peu haut et les films qui ont suivi n’étaient pas bon voire franchement très mauvais (Vercingétorix : La légende du druide roi avec Christophe Lambert, Troie avec Brad Pitt et Alexandre le Grand d’Oliver Stone avec Colin Farrell). Et voilà maintenant que Jack Snyder (le réalisateur de L’armée des morts) s’attaque à l’adaptation de 300, un roman graphique de Frank Miller (Daredevil, Elektra, Sin City tous adapté au cinéma avec plus ou moins de bonheur). Alors ça donne quoi 300 ?

Visuellement c’est superbe bien que sanguinolent. Rien n’est épargné au spectateur : les lances transpercent les corps, les membres volent (au ralenti c’est plus joli) et le sang jaillit des membres coupés (vous vous souvenez de la scène de Kill Bill où Uma Thurman se bat contre un groupe de japonais et que ça pisse le sang de partout ? c’est un peu le même effet). Et pourtant graphiquement c’est très beau et le spectateur ne ressent aucun malaise (ce n’est pas un film d’épouvante…). On se rapproche de l’esthétique de Sin City mais au lieu d’un film en noir et blanc on a un films sépia avec une saturation extrême des rouges. Les 300 spartiates, de vrais guerriers, sont des montagnes de muscles bien huilés. La reine Gorgo, seul personnage féminin du film, n’est pas un simple faire valoir mais se retrouve aussi à lutter avec ses armes.

Visuellement magnifique donc. Allons voir du côté du scénario maintenant. C’est simple, il tient sur quelques lignes (si vous lisez le synopsis vous savez tout, si en plus vous connaissez l’histoire antique vous connaissez aussi la fin du film…). Après le prologue introductif sur l’éducation des enfants Spartes (eugénisme, éducation à la dure, violence…) l’histoire se résume à une perpétuelle bataille fantastique contre des soldats perses d’abord puis contre des créatures fantastiques ensuite (merci les images de synthèse). Ne cherchez pas non plus la réalité historique, 300 est un péplum fantastique, lyrique uniquement destiné à vous en mettre plein la vue et les oreilles et à prendre pour ce qu’il est  : un pur divertissement à l’esthétique racée. Pari gagné


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7 commentaires sur “300 – Zack Snyder