Ils ont rejoint ma PAL (30)

Ce mois-ci le moins que l’on puisse dire c’est que je n’ai pas été raisonnable. 12 livres ont rejoint ma PAL. 10 livres « papier » et 2 livres numériques. Et encore, j’ai différé deux achats en numérique prévus initialement en février (Le Roi écorché de Mark Lawrence et Le Voleur quantique de Hannu Rajaniemi). Ce n’est que partie remise bien entendu. Prêts pour une revue détail ?

Une visite à Scylla avant de faire un petit tour à Zone Franche et ce sont Gueule de truie de Justine Niogret, La fontaine pétrifiante et L’archipel du rêve de Christopher Priest qui ont atterri dans mon sac shopping Longchamp apache (non, ce n’est pas un placement produit mais si la marque décide de sponsoriser mes billets shopping, qu’elle sache que je suis corruptible).

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Gueule de truie était attendu depuis un moment et, allez savoir pourquoi, j’étais persuadée que Justine Niogret serait présente à Zone Franche et que je pourrais acheter le livre sur place. Ce qui n’était pas le cas. La visite à Scylla a permis de remédier au mal.
Quant à La fontaine pétrifiante et L’archipel du rêve, je souhaite les rattraper avant la sortie des Insulaires du même auteur chez Lunes d’encre cet automne. Pour être tout à fait franche (je l’ai été avec le libraire, je ne peux que l’être avec vous), il faut que je vous avoue qu’à l’origine La fontaine pétrifiante et L’archipel du rêve je les cherchais en ebook. Je reviendrai bientôt (c’est à dire dans une Grande Question du Lundi – quand je n’aurais plus la flemme de l’écrire) sur le « pourquoi du comment que je choisis d’acheter mes livres en ebook ou en dur ». Pour ces deux-ci j’avais l’intention de les prendre en version numérique pour alléger mes étagères. Las ! Il ne sont pas disponibles en numérique. Du moins de manière légale. Et quand l’offre légale n’existe pas … On les trouve donc très facilement en version pirate. Ce qui fait que je les ai récupérés par ce biais (ouh ! c’est MAL). Sauf que. Sauf que je suis honnête. Je n’y peux rien, j’ai été élevée comme ça. Et le fait d’avoir des livres pour lesquels l’auteur ne touche aucun centime en droits d’auteur, ça me pose un petit problème de conscience. Du coup eh bien je les ai achetés. Neuf, pour expier ma faute – en fait d’occasion ils étaient trop chers pour des livres de seconde main même en bon état). Vous me direz que je suis bien idiote d’avoir autant de scrupules. Après tout si je les avais achetés d’occasion l’auteur n’aurait rien eu et le reste de la chaîne du livre non plus. Ouaip. C’est vrai. Mais c’est Christopher Priest. C’est un grand auteur, un gentleman, un auteur que respecte et qui mérite bien les quelques malheureux euros (combien d’ailleurs ?) que vont lui rapporter ces livres de poche. Par contre, je sais déjà que je vais les lire en format numérique et que les livres « papier » vont rejoindre la bibliothèque sans être ouverts (et ils ne seront pas revendus parce que le jour où je revends des livres de SF, M. Lhisbei divorce me trucide). Et maintenant je vais annoncer solennellement une chose. C’est la dernière fois que je fais ça. Si auteurs, éditeurs et distributeurs, vous n’êtes pas fichus de vous entendre et de proposer des livres numériques à des prix raisonnables (Folio SF / Gallimard mène de ce côté là une politique assez peu ragoûtante pour son catalogue en ligne) à des lecteurs (car oui les lecteurs en numériques sont avant tout des lecteurs – et pas des voleurs, parce que les lecteurs en numériques finissent par très bien ressentir le procès d’intention qui leur est fait : un lecteur numérique est un potentiel voleur, un potentiel pirate et un potentiel nuisible pour certains membres de la chaîne du livre), ne comptez pas sur moi pour continuer à attendre gentiment que vous preniez le TGV du numérique en achetant votre production papier alors que ma liseuse ne demande qu’à faire exploser la PAL. Proposez-nous des livres bon sang. Créez une offre. Proposez des alternatives que le lecteur puisse choisir son format (version papier ou version numérique). Vous pouvez mettre des DRM si ça vous rassure – même une cyberquiche comme moi sait les faire sauter de toute façon. Mais si vous ne le faites pas, vous perdrez. Vous perdrez un marché. Vous perdrez des lecteurs. Et vous encouragerez le piratage, vous encouragerez les pratiques « borderline ». Et quand enfin vous comprendrez, vous pleurerez. Ce jour là ne comptez pas sur moi pour compatir. Ne venez pas vous plaindre, vous avez été prévenus (et pas qu’une fois, puisque je suis en train d’enfoncer des portes largement ouvertes par d’autres). Fin de l’aparté sur le numérique. Reprenons notre compte-rendu shopping chick-lit maintenant.

Après Scylla, il y a eu un passage de deux jours à Zone Franche. Et là je me suis montrée plutôt raisonnable (le poids d’un sac shopping peut vite scier les épaules). Le Baron Noir d’Olivier Gechter, L’amicale des jeteurs de sort, anthologie officielle du festival et craquage de fin de salon une demie-heure avant de partir et Âmes de verre d’Anthelme Hauchecorne (arrivé de manière totalement fortuite et à l’insu total de mon plein gré comme on dit et dans des circonstances troubles que je ne peux décemment relater ici).

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En plus de tout ça (comme si cela ne suffisait pas), il y a eu les entrées « traditionnelles ». Des uchronies avec 22/11/1963 de Stephen King, Manhattan à l’envers de Peter F. Hamilton (une nouvelle au moins est à caractère uchronique) et Oniromaque de Jacques Boireau.Et Loin, très loin de tout de Ursula Le Guin sur les bons conseils de Vert.

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Côté numérique, j’ai donc différé deux achats mais je me suis consolée avec deux nouvelles, Défait de Leo Henry et La Suriedad d’Estelle Faye et deux courts romans, Poney-Dragon de Michel Jeury (lecture commune du mois de mars sur Le Cercle d’Atuan) et Emile Delcroix et l’ombre sur Paris de Jacques Fuentealba (suite à une discussion avec l’auteur à Bagneux et parce que je l’ai trouvé en promo).

Du côté des sorties de la PAL, c’était beaucoup plus calme (ça s’appelle une panne de lecture) :

  • Goliath de Scott Westerfeld
  • Bifrost n°68
  • Le Baron noir qui réussit l’exploit d’entrer et de sortir de la PAL le même mois (chronique à venir)
  • L’équipée volage de Rolland Auda (chronique à venir)

Ce mois de février se solde donc par une très belle expansion de la PAL. Elle est à présent à 215 livres à lire dont 14 livres numériques (auxquels il faut ajouter 9 nouvelles numériques hors PAL gnark). Au boulot.

Pour conclure sur une note positive, un rapide bilan du challenge JLNN de Lune. Lune, parfaitement organisée, proposait des catégories pour ce challenge : « Micro-lecteur/Micro-lectrice » avec 3 choniques, « Mini-lecteur/Mini-lectrice » pour 6, « Joyeux lecteur/Joyeuse lectrice » pour 12 et « Maxi-lecteur/Maxi-lectrice » pour 24. Je ne m’étais pas inscrite dans une catégorie en particulier. Bien m’en a pris puisque j’ai donc le choix de lire ce que je veux, quand je veux et de chroniquer si je veux (ce qui doit grosso-modo répondre à la définition par Vert des lecteurs chiants qui ne veulent pas être mis dans des cases). Pour l’isntant avec 6 billets, je viens de passer dans la case « Mini ». Je vise maintenant « Joyeux ». Voici les billets : Contes désenchantés, Miscellanées de nouvelles (4), Dracula, Bifrost n°69, Utopiales 2012, Bifrost n°68.

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