Ekaterina and the Firebird – Abra Staffin-Wiebe 8


Ekaterina and the Firebird

de Abra Staffin-Wiebe

Nouvelle à lire sur le site de Tor.

Cela fait un petit moment que j’ai envie de me lancer dans la lecture en anglais (ou en américain). L’année dernière j’avais même constitué une mini-pal de 5 cinq livres. Même si, à l’époque, je ne m’étais donné aucune échéance, force est de constater que me lancer aura pris du temps. Pourquoi ? Parce que je n’ai pas envie de lire les livres qui sont accessibles à mon petit niveau d’anglais et que les livres qui me font envie sont bien trop ardus à lire. Alors je tergiverse, je prends, repose et ne tente rien. Situation frustrante. Le salut viendra de la nouvelle. Dans ce format je peux me permettre de (tenter de) lire ce qui me fait envie. Et, même si mon niveau d’anglais se révèle insuffisant pour certains textes, je suis quasi-sûre de pouvoir finir ma lecture en ayant compris l’essentiel ou en en retirant une forme de bénéfice. Grâce à Cédric Jeanneret, je viens d’achever ma première lecture.

Ekaterina and the Firebird est une relecture de l’oiseau de feu, animal mythique des contes russes que j’ai croisé pendant mon enfance (j’adorais les contes). Comme c’est une figure familière pour moi, je me disais que je m’en sortirais même si le texte se révélait ardu. J’étais un peu trop optimiste. Cette relecture est assez éloignée des contes de mon enfance et, très vite, j’ai perdu mes points de repère. La galère de lecture a commencé et j’ai eu besoin de traducteurs en ligne pour éclaircir de nombreux passages : j’en comprenais le sens global, mais guère plus. Pour autant, j’ai réussi à prendre du plaisir à la lecture de ce conte, et c’est bien là le principal : l’effort s’est vu récompensé.

De quoi parle Ekaterina and the Firebird ? Ekaterina, vient de fêter ses 14 ans. Trop excitée par sa journée (et par le beau Nikolai), elle ne peut s’endormir et rêvasse devant sa fenêtre, quand soudain, à minuit, surgit un oiseau de feu. Bercée par les contes de sa grand-mère où l’oiseau de feu est source de multiples bienfaits, elle suit celui-ci, dépasse bientôt les limites du village et se perd dans la forêt voisine. Cette nuit passée en forêt marque une rupture dans sa vie de jeune fille. Si le conte débute de manière tout à fait classique (et brode sur des thèmes classiques tels que le septième fils d’un septième fils, les sorcières et les malédictions ancestrales), la direction qu’il emprunte ensuite surprend beaucoup et amène un questionnement que j’ai envie de qualifier de moderne. Je n’en dirai pas plus et je vous invite à lire cette nouvelle qui a réussi à me happer alors même que je jonglais avec Lexilogos.

Certaines phrases m’ont marquée, elles ont fait mouche même si, pour vous, elles enfoncent peut-être des portes déjà largement ouvertes :
« It is always better to know than to assume. »
« Making a wolf pup believe it is a dog is one way to keep its fangs from your throat. At least for a while. »

            


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