Utopiales 2014 – Volume 7 : Les conférences du dimanche 7


Lire le prologue, les billets sur les dédicaces, sur les conférences du jeudi, du vendredi, du samedi, sur la remise du prix Planète-SF des blogueurs et des prix Utopiales.

Dernière journée de conférences aux Utopiales. Elle sera plus légère que les précédentes puisque le cosplay de fin d’après midi sonne la fin du festival de SF classique. Ce dernier cède la plage au manga. Le festival change vraiment de visage (et il rajeunit aussi).

Commençons par la conférence de 10h30 sur la scène Shayol : Les descendants de HAL 9000 dans le cinéma de science-fiction avec Ariel Kyrou, Raphaël Granier de Cassagnac, K.W. Jeter, Éric Dumonteil et Gilles Ménégaldo à la modération. Une conférence intéressante et bien menée qui s’écoute ici.

 

A 11h30 la Rencontre avec Alain Rey (avec Xavier Mauméjean en modérateur) s’est révélée passionnante. Alain Rey, érudit et pédagogue nous a fait voyager (attention : il paraît qu’il ne vaut mieux pas lire sa préface à Rêver 2074). Cette rencontre s’écoute ici.

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Xavier Mauméjean et Alain Rey

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Xavier Mauméjean et Alain Rey

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Xavier Mauméjean et Alain Rey

 

A 12h30 se tenait une conférence dont j’attendais beaucoup : Wonder Women II avec Esther Rochon, Élisabeth Vonarburg, Jeanne-A Debats, Catherine Dufour, Florence Porcel, Laure Kloetzer, Joëlle Wintrebert et Natacha Vas-Deyres à la modération. Quelle déception. A peu de choses près, la première demi-heure a posé les même constats que ceux énoncés lors de Wonder Women I (je ne parlerai que de la première demi-heure, puisque je n’ai pas assisté à la seconde…). J’ai vraiment eu l’impression qu’on (je suis une femme une lectrice de SFFF, je suis donc concernée) tournait en rond et, plus usant, que rien n’évoluait dans le bon sens. Et jamais le bout d’une once de piste de solution, de réflexion, de démarche de changement. De la révolte, des réactions viscérales, oui. Elles sont légitimes et nécessaires. Mais des réflexions pour changer la situation, peu. On ne peut pas se contenter de dire que, si une bombe explosait sous la scène, la moitié (voire la totalité) de la SF féminine disparaîtrait dans l’explosion (ce qui n’est qu’à moitié vrai mais passons sur l’effet rhétorique). Il faut proposer des solutions. Comment amener des femmes à l’écriture de la SF ? On peut imaginer des tas de solutions : accepter que la SF ne soit pas que de la hard-sf (parce que trouver des femmes physiciennes, c’est un peu plus dur que de trouver des hommes physiciens ; les femmes dans les filières scientifiques sont encore en minorité), traduire des auteurs femmes (ne me dites pas qu’il n’y en a pas), organiser des ateliers d’écriture (une modalité que le milieu de l’édition a du mal à accepter : écrire ça s’apprend et notre longue tradition romantique de l’écriture – et de l’écrivain maudit qui attend désespérément la visite de sa muse – a du mal à s’en accommoder) voire même tenter des mesures plus radicales comme lancer des concours de nouvelles (ou de romans) sexistes (c’est-à-dire ouverts uniquement aux femmes). Il manquait des intervenants sur scènes : des éditeurs /trices, des traducteurs/trices, des rédacteurs/trices en chef de revues aussi. Et des hommes. Parce que sans les hommes (des hommes féministes, je suis sûre que ça se trouve, même dans notre microcosme) et leur collaboration, on se retrouvera dans deux ans pour poser les mêmes constats. Le féminisme sans l’appui d’hommes féministes (qui ont le pouvoir, qui ont du poids) est voué à l’échec (les femmes seront toujours payées moins, précarisées plus, violentées plus si les hommes de pouvoir ne sont pas avec elles). Comme cette première demi-heure m’agaçait, je suis partie écouter une autre conférence. Wonder Woman II s’écoute ici.

 

A 13h direction le bar de Mme Spock pour la rencontre avec Christophe Lambert animée par Jérôme Vincent. Un vrai plaisir que d’écouter cet auteur. Il nous a offert un cours d’écriture (de synopsis) en accéléré, paperboard et marqueurs à l’appui. C’était drôle et bien vu. La rencontre s’écoute ici.

 

On reste au bar de Mme Spock puisque M. Lhisbei, grand fan de Pierre Bordage souhaiter écouter Merlin Jacquet et Pierre Bordage évoquer l’oeuvre phare de l’auteur : Les Guerriers du silence. Pas de surprise pour qui suit un peu la carrière de Pierre Bordage mais cette conférence était très agréable à écouter. Elle se rattrape ici.

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Merlin Jacquet et Pierre Bordage

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Merlin Jacquet et Pierre Bordage

 

Dernière conférence de la journée, avant de laisser la place au manga, la Rencontre avec Élisabeth Vonarburg modérée par Anne Larue. Là aussi, pas vraiment de surprise pour une fan d’Elisabeth Vonarburg, mais un très bon moment passé en leur compagnie. Et des anecdotes sur le milieu SF québécois qui permettent de se faire une idée de la SF francophone outre-Atlantique. Moi qui trouve que le milieu SFFF francophone européen (France, Suisse et Belgique pour faire court) est vraiment très petit, j’ai bien l’impression que le québécois n’est pas bien grand non plus. La conférence s’écoute ici.

Photos de C.Schlonsok tous droits réservés

Le dernier jour de conférences s’est révélé contrasté. Globalement, nous avons pris beaucoup de plaisir à écouter scientifiques, auteurs, dessinateurs intervenir sur des thématiques bien choisies. Les modérateurs ont assurés et le programme, ambitieux, nous a comblés tous les deux.

Il reste encore quelques billets sur les Utos à poster… Et ensuite nous enchaînerons sur un autre festival : les Rencontres de l’Imaginaire de Sèvres !


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