Miss Peregrine et les enfants particuliers – Tim Burton 6


Miss Peregrine et les enfants particuliers

Réalisé par Tim Burton

Avec Eva Green, Asa Butterfield, Ella Purnell, Samuel L. Jackson, Terence Stamp, Judi Dench, Rupert Everett, Allison Janney

Synopsis
À la mort de son grand-père, Jacob découvre les indices et l’existence d’un monde mystérieux qui le mène dans un lieu magique : la Maison de Miss Peregrine pour Enfants Particuliers. Mais le mystère et le danger s’amplifient quand il apprend à connaître les résidents, leurs étranges pouvoirs …  et leurs puissants ennemis. Finalement, Jacob découvre que seule sa propre « particularité » peut sauver ses nouveaux amis.

Mon avis
Avec Miss Peregrine et les enfants particuliers, Tim Burton le premier volet d’une trilogie littéraire fantastique de Ransom Riggs, vendue à des millions d’exemplaires et traduite dans 40 langues. Premier point négatif, je n’ai pas lu ce roman (pas le temps, ni l’envie). Il s’agit aussi du retour de Tim Burton en tant que réalisateur au fantastique, après Big Eyes, sorti en 2014 (que je vous recommande au passage, dans un registre plus réaliste) et il m’avait manqué. Pour ce film, je ne sais pas ce qu’on doit à Ransom Riggs et ce qu’on doit à Tim Burton, mais j’ai particulièrement apprécié la galerie de freaks : Emma, plus légère que l’air, dispose d’une paire de chaussures lestées à l’esthétique gothico-steampunk, le corps de Hugh abrite une ruche d’abeilles, les boucles blondes de la mignonne petite Claire dissimulent une bouche à la denture monstrueuse, Olive a le pouvoir d’enflammer tout ce qu’elle touche, Millard est invisible, et d’autres encore plus surprenants. La galerie des méchants monstres est aussi très réussie (ils sont répugnants à souhait). Samuel L. Jakson convainc tout juste en méchant M.Barron, et, comme tout méchant raté, il parle trop, ce qui cause sa perte (l’issue heureuse ne fait jamais doute dans ce genre de film). Eva Green, magnifique, reste inquiétante du début jusqu’à la fin, en protectrice sombre. Le contexte, la seconde guerre mondiale et ses bombardements, n’est pas particulièrement riant. Les enfants particuliers sont doublement en danger : leur vie est menacée en raison même de leur particularité (manger les yeux de ces enfants permets aux méchants de reprendre forme humaine) et la boucle temporelle qui les protège, est fragile : elle doit être renouvelée par Miss Peregrine tous les soirs à la même heure. C’est d’ailleurs le rôle des ombrunes que de manipuler le temps pour que les enfants particuliers vivent éternellement loin des dangers.
Visuellement, c’est très réussi tant du côté des décors, que des costumes que de l’ambiance sonore entre conte de fées et d’horreur. La lumière et les effets spéciaux sont bien dosés (vu en 2D). L’univers onirique et fantastique émerveille autant qu’il effraie. Tim Burton glisse quelques références à ses films précédents comme Enoch, genre de jeune professeur Frankenstein, qui fabrique une marionnette qui ressemble à Edward aux mains d’argent et s’offre même une apparition rapide.

Ce n’est pas le meilleur Burton qui soit, mais on est un cran très au dessus de quelques unes de ses dernières productions comme Alice au Pays des Merveilles ou Dark Shadows.


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