8ème Rencontres de l’Imaginaire de Sèvres – Retour (1) 11


Les Rencontres de l’Imaginaire de Sèvres … voila un « petit » festival (il se tient sur une seule journée) qui a tout d’un grand. Une ambiance chaleureuse, une foule d’auteurs et d’éditeurs, des stands très diversifiés, de superbes expositions et des conférences qui n’ont rien à envier aux plus grands festivals du genre. Cette année ces rencontres de l’Imaginaire ont aussi vu leur première remise des prix avec la cérémonie du Prix ActuSF de l’Uchronie.

Cette année il y a aussi eu, pour M. Lhisbei et moi, un « avant » (la veille) et un « après » (le lendemain, comme c’est original) festival. L’avant est en lien étroit avec la SF (nous y reviendrons donc) et l’après n’a plus rien avoir avec la SF (sauf à considérer que les illuminations ringardes des Champs Élysées cette année est un relent de futurisme kitsch des années 80). L’après festival nous a vu jouer les touristes parisiens entre Tour Effeil et Arc de Triomphe (soit un Paris by night très sage), Galeries Lafayette, expositions Maoris (magnifique) et Samouraïs (superbe) au musée du quai Branly et Affligem de Noël à la gare du Nord (ceux qui ne me suivent pas sur facebook savent maintenant tout).

Revenons donc à l’avant-festival à savoir… une visite d’un lieu de perdition bien connu des chanceux parisiens, un repère pour tous les amateurs de SF qui s’y rendent régulièrement en pèlerinage au grand dam de leur banquier… j’ai nommé la Librairie (avec une majuscule s’il vous plaît) Scylla. Car, dans cette antre dédiée à nos mauvais genres préférés, Michel Pagel était en dédicace à l’occasion de la sortie de son recueil de nouvelles La vie à ses rêves. Une bonne raison de plus pour « visiter » cette librairie devant laquelle nous avons failli passer sans la voir. Pas de vitrine (le dos des étagères..), la double-porte est obstruée pour moitié par une étagère, les murs sont tapissés d’une ou plusieurs couches de livres (sur des présentoirs/étagères coulissantes). Une fois entrée j’ai eu l’impression de replonger en enfance où je m’imaginais faire bouger les murs de la bibliothèque d’un manoir victorien pour révéler un passage secret descendant vers une crypte (genre Bruce Wayne). Et, en plus de ça, l’appel des livres, neufs ou d’occasion alors qu’on doit voyager léger (et que j’ai déjà pris avec moi deux briques d’un kilo à faire dédicacer le lendemain). Voyez donc une partie de la librairie (celle qui est visible de l’entrée) (oui les visages sont flous c’est normal) :

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L’émerveillement le dispute à la frustration. L’accueil chaleureux du libraire remédie à cet état de fait et la frustration s’éloigne (elle reviendra c’est sûr). Puisqu’on parle du libraire tiens… appelons-le M. X et dressons le portrait robot de ce dangereux individu qui ne recule devant aucune stratégie machiavélique pour vous attirer dans ses filets. Tel un des pires démons de l’enfer il sait mettre entre vos mains les nourritures spirituelles et terrestres que vous appréciez le plus (ici des bretzels et des bonbons accompagnés de breuvages diaboliques pour fêter la dédicace). Cet être vil et fourbe a toute une armée d’habitués à sa solde, habitués qui chantent en permanence ses louanges sur le net et IRL et qui attirent les pauvres visiteurs égarés dans le froid de l’hiver vers le fond de la librairie pour… Ce qui permet d’ailleurs de revoir des blogueurs ou de faire connaissance. Nous avons donc croisé/revu/entre-aperçu/fait la connaissance de (attention grand moment de name-dropping) Herbefol, Nébal, RMD, Nick, Lelf, Shaya (et toute une flopée de gens à la langue bien pendue dont je n’ai pas retenu les prénoms, qu’ils me fassent rôtir en enfer pardonnent), Mélanie Fazi et, bien sûr, Michel Pagel. Oui parce que, tout de même, j’ai fini par prendre ma timidité à deux mains et à lui tordre le cou (le libraire m’avait fourni un puissant mais éphémère talisman) pour finalement m’avancer vers le fond de la librairie et discuter le temps de la dédicace avec Michel Pagel et ensuite avec Mélanie Fazi (deux auteurs, faut-il le dire et le répéter, très sympathiques et chaleureux en plus d’être, ce que je qualifie moi, des bons écrivains).

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Photos de C.Schlonsok tous droits réservés

A l’issue de cette soirée, M. Lhisbei et moi, avons décidé à l’issue d’un vote où nos quatre mains se sont levées unanimement que 1/ nous reviendrions 2/ avec des sacs à dos vides 3/ et qu’ils seraient plein à la sortie… M. Lhisbei a trouvé deux exemplaires manquant d’une de ses collections et moi j’ai bavé (proprement parce que je suis une fille bien élevée) sur les rayonnages. Hors de question de ne pas revenir donc… Ne vous avais-je pas dit qu’il était machiavélique ce libraire ?

Dans un prochain billet on parle de Sèvres et de son festival ne vous inquiétez-pas …


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