Miscellanées de nouvelles (23)

Voici une nouvelle entrée dans la série des Miscellanées de nouvelles. Au menu du jour : trois nouvelles numériques à la pièce qui végétaient dans ma PAL. Le #ProjetMaki constitue un excellent prétexte pour les sortir de la PAL. Elles ont été respectivement lues les semaines 3, 4 et 5.

J’ai exhumé des tréfonds de la PAL  « Hanosz Prime s’en va sur Terre », une nouvelle de Robert Silverberg, traduite par Éric Holstein pour les éditions ActuSF. Le puissant et estimé Hanosz Prime, tout juste sorti de sa cure de jouvence, décide de traverser l’univers pour aller visiter la Terre, berceau en sursis de l’Humanité. Là-bas, bien des merveilles l’attendent et — pourquoi pas ? — l’amour… Ce court texte est très particulier. Il n’y a pas vraiment d’intrigue ni de réelle fin. nous avons affaire à un pastiche des textes de l’âge d’or avec des technologies miraculeuses qui permettent rien de moins que l’immortalité et les voyages stellaires à grande échelle en peu de temps. J’ai adoré cette dimension et la narration qui interpelle le lecteur. C’est drôle et fin. mais il manque quand même un petit quelque chose.  (Lu le 14/01). Lire les Les avis de Ferocias, Lune, Gromovar, Vert.

« La sorcière égarée de la citadelle silencieuse » de Michael Moorcock parue en numérique chez L’Atalante pour la décade de l’imaginaire 2013 est un hommage à Leigh Brackett. La traduction est de Corinne Faure-Geors. John MacShard incarnation de l’archétype de l’aventurier. De passage sur Mars, il se fait embaucher pour une mission de sauvetage de la « jeune fille en danger » enlevée. Bien entendu, les auteurs du rapts ne sont pas des simples bandits. Une très vieille entité qui cherche à retrouver son pouvoir perdu les guide. Le texte s’inscrit clairement dans l’hommage à la SF martienne : une époque où Mars et Vénus étaient habitées et faisaient encore fantasmer. Le background évoqué (une pénurie d’eau, des guerres entres nations, planètes ou civiles sur ces mêmes planètes) donne une dimension supplémentaire à cette nouvelle qui mêle une enquête/aventure avec les codes du western (et ses scènes de bars) (Lu le 23/01). Lire l’avis de Vert.

« La reine de l’air et des ténèbres » de Poul Anderson traduit de l’anglais  par Michel Deutsch (traduction révisée par Jean-Daniel Brèque) est parue au Bélial. Sur la planète Roland, la colonisation humaine se poursuit. Certains territoires restent inexplorés et ceux qui s’y sont rendus, quand ils reviennent, ont perdu la raison. Des enfants disparaissent mystérieusement. Barbro Cullen, scientifique, vient de perdre son fils, malgré toutes les mesures de sécurité prises dans le camp proche de ces terres inhospitalières. En parallèle les colons installés sur place ont commencent à développer un folklore avec des fées, des elfes et d’autres créatures magiques. Barbro embauche Eric Sherrinford, enquêteur privé pour retrouver son fils. Il s’agit d’un plus long texte des trois nouvelles évoquées dans ce billet. Sherrinford est un détective de type holmésien (et j’adore ça) et son enquête permet au lecteur de plonger dans un imaginaire poétique (avec des chants qu’on entonne ou murmure le soir au coin du feu), teinté de mythologie, de fantastique, du pouvoir des mots et des mythes. Un texte riche, dense et envoutant.  (Lu le 28/01). Lire les avis des Palabres électriques, du Lutin et de Strega.

Pour aller plus loin :

Le #ProjetMaki

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