Hors-série – Une Heure-Lumière 2020

Hors-Série 2020 – Une Heure-Lumière
Le Bélial’ – 112 pages

Dans le cadre d’une opération de promotion de la collection Une Heure-Lumière, les éditions du Bélial offraient un exemplaire de cet hors-série pour l’achat de deux livres neufs de la collection.

Au sommaire

Derrière la superbe couverture d’Aurélien Police (on assume de se répéter) on trouve une très courte préface d’Olivier Girard (qui a l’air surpris d’avoir rempilé pour un troisième HS – gaffe, nous sommes nombreux à attendre le quatrième). « Un 400 mètres dans l’espace » présente de courts mais intéressants témoignages de traducteurs de la collection recueillis par Erwann Perchoc (qui a lui-même traduit deux titres en UHL) : Éric Betsch, Jean-Daniel Brèque, Michelle Charrier, Sylvie Denis, Pierre-Paul Durastanti, Benoit Domis, Mélanie Fazi, Gilles Goullet, Anne-Sylvie Homassel, Mathieu Prioux, Laurent Queyssi. Vient ensuite la nouvelle de Kij Johnson, « Retour à n’dau », traduite par Anne-Sylvie Homassel et illustrée par Nicolas Fructus. Le catalogue de la collection qui comptait, fin 2020, 27 titres et deux hors-séries est bien là. Chaque titre est présenté en détail avec la reproduction en noir et blanc de sa couverture accompagnée d’un petit blurb. En fin de catalogue figure la liste des prochaines parutions complétée par un post sur le forum du Bélial : La fontaine des âges de Nancy Kress (février 2021), Ormeshadow Priya Sharma (avril 2021), À dos de crocodile de Greg Egan (mai 2021), Toutes les saveurs, de Ken Liu (mai), le Hors-Série 2021 (mai toujours) et Le Livre écorné de ma vie de Lucius Shepard (juin 2021). Reste à savoir les dates de sorties de deux titres déjà annoncés dans le HS 2019 : Les Simulacres Martiens d’Eric Brown et L’album de mariage de David Marusek. On parie sur le second semestre ? A noter, le prochain Hors-série de la collection Une Heure-Lumière accueillera un texte de Greg Egan.

« Retour à n’dau » – Kij Johnson

Sur Ping, planète à la révolution si lente que les lieux sont désignés par le temps (Aube, Matin, Nuit, Midi…) la jeune Katia fait partie du clan nomade des Winden, des éleveurs de chevaux. Elle voit sa famille massacrée par des barbares en provenance d’un lointain empire, des cavaliers émérites dont les bêtes se meurent d’un mal mystérieux. Elle est épargnée car Huer, le chef de l’expédition pense que, en tant que guérisseuse, elle peut soigner les chevaux et enrayer la propagation de la maladie. Mara, jeune nièce de Katia, encore enfant, est aussi enlevée. La troupe emmène chevaux et prisonniers vers Aube pour rejoindre l’empire.

Kij Johnson a apporté beaucoup de soin à l’élaboration de son monde tant pour la planète Ping que pour les peuples qui y vivent et pour Katia en particulier, le personnage dont la narration épouse le point de vue pour une immersion encore plus profonde. Si l’on sait finalement peu de chose de l’Empire que sert Huer, Kij Johnson parvient à donner une image assez détaillée de la culture, de l’organisation et des croyances du peuple de Katia.
Pour Katia comme pour l’empire de Huer nous sommes sur un point de bascule et dans un climat de désespoir : Katia a presque tout perdu tandis que la maladie incurable qui décime les chevaux condamne à moyen terme l’empire que sert Huer. Tout au long de la nouvelle, les personnages montrent des capacités d’adaptation et même de résilience – le personnage de Mara en est l’exemple – et la fin laisse entrevoir un espoir pour l’humanité.

Portée par une plume évocatrice, « Retour à n’dau » séduit et enchante.

Citation

Tant de travail abandonné à la poussière. Quand j’étais enfant, ma famille avait côtoyé de ces endroits où les gens s’installaient pour partir une demi-vie plus tard, tandis que la planète entraînait leurs solides petites maisons vers Midi. Déjà à cet âge je les trouvais absurdes, alors qu’on pouvait bouger si facilement avec des tentes, des chevaux, des chiens. Les seules choses qui ne bougeaient pas sur Ping étaient n’dau et nous : ma famille au centre immobile des choses. Sauf que ma famille était morte et que le soleil maintenant était loin de n’dau.

 

Le #ProjetOmbre
Lecture #2

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11 réponses

  1. NicK le vilain dit :

    un des moins bons dans la collection selon moi. 🙁

    • Lhisbei dit :

      Comment se fait-ce ?

      • NicK le vilain dit :

        Hello,
        Préféré le Pont dans la Brume.
        Retour à N’dau est trop court, il ne se passe rien à part les 5 premières pages. Pas trop transporté par l’atmosphère non plus.

        NicK. (qui a copié son commentaire du forum du Bélial 😛 )

        • Lhisbei dit :

          nous ne sommes pas d’accord sauf sur un point : Un pont sur la brume est effectivement mieux.

          • NicK le vilain (mais très très vilain ce mois ci) dit :

            Et puis de toute façon vaut mieux lire l’intégrale de Vance en attendant celle de Herbert. 😛

  2. Baroona dit :

    Vive l’espoir. C’est à priori ma prochaine lecture, j’espère l’apprécier autant que toi – j’ai plutôt confiance, parce que Kij Johnson. ^^

  3. Yuyine dit :

    J’ai trouvé ça très beau et très poétique comme texte. Un bel hors-série !

  4. Vert dit :

    Une très belle nouvelle et les entretiens avec les traducteurs étaient intéressants. Un bonus très réussi ^^

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